Connexion
Recherche
News
Sondage

A part les RPGs micro...

Voir le résultat

Loading ... Loading ...
messages récents
Mots-clefs

Ultima Forever: Quest for the Avatar annoncé !

Nous en parlions déjà il y a plus d’un an – mais c’est maintenant officiel, Electronic Arts vient d’annoncer hier, Ultima Forever: Quest for the Avatar.

Quest FOR the Avatar ? Effectivement vous noterez une légère variation du titre d’Ultima IV et ce n’est pas le seul changement à noter.

Pas d’enthousiasme démesuré néanmoins, car comme attendu nous ne sommes pas devant un gros jeu AAA, mais ce qui est annoncé comme un action RPG de la nouvelle gamme Free2Playd’Electronic Arts. Le site officiel qui vient d’ouvrir reste encore assez succint mais offre un petit descriptif du jeu :

“Le premier grand RPG Occidental a été restauré avec amour dans Ultima Forever – retournez dans la série d’Ultima dans le nouveau action RPG cross-platforme de Bioware. Accezptez le défi de Lady British et sauvez le royaume de Britannia. Jouez en temps que Guerrier ou Mage et voyagez seul ou avec des amis, restaruez les vertus et devenez l’Avatar !”

Oui vous avez bien lu: Lady British ! De quoi être surpris… mais ce n’est sans doute pas étonnant. Il faut en effet se rappeler que le copyright du nom Lord British appartient exclusivement à Richard Garriott et qu’il l’a gardé quand il a quitté Electronic Arts en 2000. Sachant que Richard Garriott travail d’arrache-pieds à son propre successeur spirituel d’Ultima et que Lord British en sera un personnage… il aurait sans doute été utopique de le voir apparaître dans un nouvel Ultima. L’équipe de Mythic a donc visiblement préféré changer le sexe du personnage, en quelque sorte

Pour le reste il n’y a malheureusement pas grand chose à se mettre sous le dents, en dehors de quelques concepts arts (dont une carte de Britannia) et un rapide apperçu des classes de Guerrier et de Magicien.

Heuresement, suite à cette annonce Paul Barnett – Directeur Créatif de Bioware Mythic – à donné plusieurs interviews révélant quelques détails quant au style et au contenu du jeu à  Joystiq, Kotaku, et MMORPG.com. En plus de ça, quelques previews ont pointé le bout de leur nez sur Gamespot et IGN.

Plutôt que détailler ou traduire littéralement le contenu de chacun de ces articles, je vais donc vous faire un résumer des informations importantes et intéressantes qui en ressortent :

Afficher les détails
  • Il s’agit bel et bien un reboot d’Ultima, et plus précisément d’une ré-imagination d’Ultima IV – Paul Barnett comparant l’approche à des films comme Batman Begins ou The Amazing Spider-Man. Le but est de faire découvrir Ultima à une nouvelle génération, tout en essayer de plaire aux fans purs et durs de la série.
  • L’histoire se déroule en fait 21 ans après ce qui semble être une version alternative d’Ultima IV. Lady British ayant maintenant succédé à son père Lord British sur le trône de Britannia.
  • Il s’agit d’un jeu cross-platforme pour PC et iPad. Le titre est Free2Play, mais ce n’est pas un jeu Facebook ou sur navigateur comme le laissaient entendre les rumeurs de l’an dernier. La progression sur les deux versions sera synchronisée, permettant aux joueurs de continuer leur aventure sur PC ou sur iPad selon leur convenance.
  • Le titre n’ambitionne pas de créer le même type de monde virtuel qu’Ultima VII préférant la « stimulation » à la simulation de monde. Barnett évoque néanmoins la volonté de développer par la suite le côté monde virtuel si le titre rencontre son succès.
  • Il s’agit d’un titre multijoueur, mais ce n’est pas un MMO. Il offre à la place une forme de jeu en coopération avec des aspects de monde persistants mais où les aventures se feront au maximum avec des petits groupes de quatre ou cinq joueurs. Il est néanmoins possible de faire toute l’aventure en solo si on le désire.
  • Tout le jeu est construit autour des Vertus et de dilemmes autour des Vertus similaires à ce qu’on peut trouver dans la création de personnages traditionnelle de la série comme par exemple choisir entre remettre une bourse trouvée à son propriétaire (Justice) ou l’offrir à un pauvre hère (Compassion).
  • Cette focalisation sur les Vertus se retrouvera aussi dans l’aspect coopératif du titre et l’interaction entre les joueurs. On évoque notamment via un système de mentorat, où les joueurs plus expérimenté pourront baisser temporairement de niveau pour aider des joueurs qui débutent lors d’une quête – faisant que le mentor gagnerait en Sacrifice, là où le joueur aidé obtiendrait de l’Humilité pour avoir reconnu avoir besoin d’aide, par exemple.
  • Une fois devenu Avatar, il sera possible de recommencer l’aventure via une sorte de « New Game Plus » offrant une plus grande difficulté.
  • Le jeu utilise un moteur en vue de dessus similaire à Baldur’s Gate avec des décors réalisés avec des fonds dessinés en 2D et des personnages/créatures en 3D.
  • Barnett compare aussi le titre à Baldur’s Gate sur d’autres plans et dit qu’il rappellera les vieux titres Bioware par le côté exploration et donjon. Le système de dialogues et leur importance sont aussi comparés aux titres traditionnels de Bioware.
  • Il sera possible de voyager en bateau, mais également en ballon.
  • Les combats seront en tendance action RPG, mais on évoque le fait qu’ils tiendront compte de la position des joueurs et des effets de collisions, et nécessitera que les joueurs y participent activement. En bref pas de « combat sandwish » façon MMO, mais quelque chose qui s’approchera plus d’un Diablo.
  • Bien que le site officiel ne montre actuellement que le Guerrier et le Mage, d’autres classes viendront. Le Druide et le Paladin ont notamment été confirmés.
  • Bioware Mythic reste en contact constant avec la communauté de fans d’Ultima et un large groupe vient de participer à une Alpha du jeu.
  • Le titre offrira des formes de micro-transaction mais Barnett insiste bien sur le fait que c’est du vrai Free2Play et qu’il sera finissable de A à Z sans débourser un centime si on le désire. Le fait de dépenser de l’argent devait permettre des choses comme progresser plus vite, acheter des véhicules spéciaux, des moyens de voyage instantanés ou d’autres apparences pour son personnage, mais rien de tout cela ne sera nécessaire.
  • La sortie du jeu devrait se faire avant la fin de l’année. Barnett précise que le titre est presque achevé et principalement en phrase de peaufinage.

Voilà pour l’essentiel des détails. Somme toute c’est assez rassurant quant à la volonté des développeurs de faire quelque chose de bien. Je dois avouer n’être pas très chaud pour le côté micro-transaction, mais j’espère que cela n’aura pas trop de conséquence néfaste pour le jeu et j’attendrai du juger sur pièces. Pour le reste, je dois dire que le concept m’évoque en fait beaucoup celui d’Ultima X: Odyssey qui lui aussi envisionnait de créer une sorte de version multijoueurs en ligne de la Quête de l’Avatar.

Par soucis de transparence, je me dois aussi d’avouer que je fais parti du groupe de fan qui vient de participer à l’Alpha d’Ultima Forever. Inutile néanmoins de m’en demander plus, car c’est tout ce que me permet de révéler la clause de non divulgation que j’ai signé avant d’y participer. Tout ce que je peux vous dire, c’est que les développeurs sont réellements des fans passionés comme vous et moi, et sont très à l’écoute de la communauté. Cela ne présume bien entendu en rien de la qualité finale du titre, mais ça me permet au moins de vous dire qu’ils ont avant tout l’ambition de faire un Ultima digne de ce nom et pas juste de surfer honteusement sur le nom de la license comme l’a fait Lord of Ultima.

Pour le reste, je ne saurais que vous conseillez d’aller vous inscrire sur le site officiel pour participer à la future Beta et au pire des cas d’aller juger par vous-même lors de la sortie du jeu. L’avantage d’un titre Free2Play au final, c’est que ça ne coute rien d’essayer Wink

Et histoire de finir cette news je vous présente cette petite image montrant la carte en tissus et les cartes de vertus du jeu présentées au Comic-Con qui devrait faire plaisir aux fans.

35 réponses à to “Ultima Forever: Quest for the Avatar annoncé !”

  • Elandryl dit :

    J’ai beau être un fan d’Ultima de la première heure -c’est pour ainsi dire la saga qui m’a fait découvrir tant le jeu video que le CRPG, je commence à réellement souhaiter qu’on laisse cette licence mourir en paix plutôt que de chercher régulièrement à ressortir son cadavre pour essayer maladroitement de le maquiller.

    Ultima IV en reboot play-to-win avec des combats actions (Aaaargh!), sous les ordres de Lady British (!!!!) et les non-talents d’écriture de Bioware, je dis stop. Allez faire un autre jeu, cessez de détruire nos quelques bons souvenirs. Ultima a commencé à mourir avec le rachat d’Origin par EA, a accouché d’épisodes soit médiocres (Ultima VIII) soit totalement gaguesques (Ultima IX), est tombé dans toutes les phases de gros délires (on se souvient d’un Blackthorn en partie robotique dessiné par MacFarlane pour Ultima Online 2… Mais n’importe quoi!), dans les pseudo-reboot (Ultima X), dans les auto-pillages (Richard Garriott tentant de reprendre ce qu’il pensait être des bonnes idées pour enchainer les bides, le dernier en date étant Tabula Rasa)…

    Bref, Ultima, c’est le passé. C’est de la nostalgie, des bons souvenirs, et même si toute l’équipe de Serpent Isle se réunissait à nouveau, rachetait les droits de toute la saga à EA et faisait financer son projet sur Kickstarter, je n’y croirai toujours pas. L’âme de la série, à savoir Richard Garriott, est complètement déconnecté du jeu vidéo et a fait absolument n’importe quoi depuis dix ans. Il s’est de lui-même éloigné de ce qui faisait la richesse des premiers Ultima (notamment leur système de combat qui annonçait le tactical-RPG) pour se lancer dans du jeu d’aventure dans des univers virtuels (le syndrome « bac à sable ») puis dans un peu tout et n’importe quoi (Ultima VIII et ses délires « Prince of Persia », Ultima IX et son gameplay « Zelda pour les nuls », Ultima Online 2 et son aspect « Faut vraiment que j’arrête la schnouff »…)

    Bref, stop. On va encore accoucher d’un jeu merdique, avec un gros « ULTIMA » collé dessus, et ça fera juste un peu plus mal au bide de se rappeler que cette saga qui nous faisait miroiter un avenir radieux pour le jeu de rôle est en train de finir sa mort en s’auto-parodiant. Arrêtons le massacre. Vite.

  • Sergorn dit :

    Juste histoire d’être précis sur un point, Garriott n’avait rien à voir avec Ultima Onine 2. Il s’était notament barré d’Origin, justement parce qu’il n’avait pas envie de bosser dessus.

  • Elandryl dit :

    Pour reparler du côté « déconnecté » de Richard Garriott, je me suis amusé à lire sa définition du « Ultimate RPG » sur le lien donné par Dagon. Sans surprise, tout le texte -écrit à grands renforts de « je », « moi », « moi je »- suinte la totale mégalomanie et l’absence absolue d’humilité. Je vous laisse partager la subtilité de l’appel du pied de Lord British himself pour retravailler sur Ultima:

    « Perhaps one day, now that the people who pushed me out of EA more than a decade ago are long since gone, EA will recognize that together, we could rebuild that franchise in a way that they have failed to do in the intervening years. Richard Garriott is an essential ingredient in the Ultimate Ultima! »

    (et encore, dans le texte original, la dernière phrase était soulignée pour ceux qui n’auraient toujours pas compris)

    Bref, cela donne une vision assez évidente de ce que le créateur d’Ultima pense des tentatives d’EA pour tirer les dernières gouttes du jus de la licence. Je vous passerai les phrases où il se lamente de voir aujourd’hui des elfes et des ninjas dans Ultima Online lorsque c’étaient deux des éléments qu’il avait grand pris soin de spécifier qu’il ne voudrait jamais voir dans cet univers. Le fait est -toute mégalomanie bue- qu’Ultima c’est lui, bons comme mauvais épisodes, et que chaque jeu qui portera le nom d’Ultima sans porter celui de Richard Garriott ne sera jamais mieux à mes yeux qu’une singulière trahison d’une saga qui m’aura fait rêver toute mon enfance, mais qui est morte et enterrée.

  • Sergorn dit :

    Honnêtement je trouve l’argument « Un Ultima sans Richard Garriott ne sera de toute façon pas un Ultima » franchement idiot.

    Si on part de ce principe Lazarus et U6P ne sont que de singulières trahisons eux aussi, non ?

    Alors oui je sens que tu vas me dire « C’est pas pareil parce qu’il s’agit de jeux fait par des fans »… mais ça tombe bien c’est également le cas d’Ultima Forever. Les développeurs du jeu sont tout aussi fans que le sont les gens qui ont bossé sur ces remakes, et comme toi ou moi ils ont grandi sur Ultima et ont fait leurs dents dessus. La seule différence au final… c’est que Lazarus et U6P étaient des remakes amateurs et indépendants, là où Ultima Forever est un remake officiel. Et si ce reboot existe c’est justement parce que ces fans chez Mythic ont lutté bec et ongle pour convaincre en interne qu’un nouvel Ultima était viable.

    D’ailleurs je ne veux pas dire, mais il suffit de voir l’évolution d’Ultima Online depuis que c’est passé chez Mythic. Les évolutions d’UO avant c’était (comme Richard Garriott les évoque très justement) des Ninja et Samurais, des méchants nécromants, des Elfes, et autres débilités du genre. Qu’à fait Mythic dès qu’ils sont arrivés sur le jeu ? Ils ont intégré l’Abysse Stygienne (avec un premier niveau décalqué sur celui d’Ultima Underworld), ils ont intégré les Gargouilles en temps que race jouable (la chose qu’on aurait TOUS voulu dès le début) ainsi que leur monde (poussant même le respect au moins de recréer fidèlement toute la « ville sacrée » prèsente dans Ultima VI). Et tout ça parce qu’ils sont fans et veulent justement qu’UO retrouve plus d’aspects du « vrai » Ultima.

    Alors dans le cas d’UO je pense que c’était de toute façon trop tard pour sauver quoi que ce soit malgré toute la bonne volonté du monde, mais l’intérêt réel des équipes de Mythic pour Ultima n’est plus à démontrer.

    (Après soyons d’accord hein – une équipe de passionné ne présume en rien de la qualité finale du titre et même les plus grosse daube ont souvent des gens qui veulent bien faire derrière, mais ça me suffit pour estimer qu’elle mérite un minimum de respect… contrairement à Phenomic et leur Lord of Ultima honteux par exemple)

    Puis accessoirement malgré tout le respect que j’ai pour Richard Garriott, il n’était pas seul à faire des Ultima de qualité, et d’ailleurs certains des meilleurs épisodes de la série à mon sens ont été fait avec une participation très minime de sa part (Serpent Isle et Martian Dreams notament qui étaient avant tout les bébés de Warren Spector) voire complètement inéxistante (Ultima Underworld II où il n’est même pas crédité au générique, c’est dire!). Donc en ce qui me concerne autant je ne cracherais pas sur l’idée de voir Richard Garriott retenter un Ultima, autant il est loin d’être une condition nécessaire pour avoir un bon jeu.

    Sinon vis à vis sur speech du Richard Garriott sur son Ultimate RPG c’est sûr qu’on sent la mégalomanie. Après je suis près à lui laisser le bénéfice du doute, ne serait-ce que parce son concept à du potentiel (en gros un Ultima Online 2.0 avec une composante scénaristique digne d’un Ultima solo) et parce que quelque part l’idée de Garriott et d’anciens d’Origin préparant un projet en indépendant me rend forcément un peu plus confiant que s’il était dans une grosse infrastructure comme EA ou NC Soft.

  • Elandryl dit :

    Navré, mais l’exemple est mal choisi. Lazarus et U6P sont des remakes. L’objectif n’a jamais été de construire sur la licence en étant aussi fidèle que possible à la vision de Richard Garriott, mais simplement de refaire des épisodes marquants en prenant en compte les progrès réalisés en terme d’écriture, d’interface et de réalisation. Le but n’a jamais été de faire un jeu qui soit un prolongement ou un reboot de la saga Ultima, simplement un hommage de passionnés en train de se déchirer entre eux pour être le plus fidèle possible -ou à défaut, le plus inspiré- au matériau de base. Et surtout, ce ne sont pas des tentatives pathétiques pour essayer de déterrer une licence qu’ils ont eux-même enterré au motif qu’il y a encore potentiellement du fric à se faire sur le dos des fans de la première heure. Donc non, à mes yeux, ça n’a rien à voir.

    Après, j’insiste d’autant plus sur le rôle de Richard Garriott -y compris sur des aspects aujourd’hui perçus comme extrêmement mineurs, comme le fait de proposer ses jeux dans des boites cartonnés avec une carte en tissu- avant tout parce que « ses » Ultima restent à mes yeux les meilleurs. Serpent Isle a toujours été à mes yeux un jeu d’aventure plutôt qu’un CRPG -un très bon jeu d’aventure, avec un univers génial, mais certainement pas un jeu de rôles malgré tout. Et même si j’apprécie énormément le travail de Warren Spector, notamment sur Deus Ex, sa participation aux Ultima s’est principalement centré, à l’exception de Serpent Isle, sur des épisodes secondaires. Passons sur les « World of Ultima » qui ne m’ont jamais convaincu (et qui étaient déjà engagés de plain pied dans cette volonté de transformer les Ultima en jeu d’aventure en monde ouvert). Quant aux Ultima Underworld, Lord British ne devait déjà être crédité dans le premier épisode que parce qu’il doublait le baron Almric dans l’introduction (!). Ce n’est certainement pas à toi que je vais apprendre que le premier jeu, développé par Looking Glass, n’avait à la base strictement rien à voir avec Ultima, et que si le deuxième a été pensé dès le début pour combler cette lacune, Richard Garriott n’avait effectivement rien à y faire: ce n’étaient pas ses jeux. Pour moi, le dernier « bon » Ultima a été Ultima V, la volonté de créer un monde « bac à sable » ayant scellé le glas de la série dès le sixième épisode où les combats étaient sans intérêt (et surtout, où les phases de donjons à la première personne avaient laissé la place à une vue de haut qui empechait d’y voir à plus de deux mètres dans des donjons extrêmement mal design-és.)

    Très honnêtement, que le prochain Ultima soit fait par des fans, je m’en fous (en même temps, je vois mal un communiqué de presse chercher à nous vendre le jeu en nous expliquant qu’il est développés par des plots n’ayant strictement rien à carrer de la licence sur laquelle ils bossent). Je suis un fan d’Ultima, tout comme toi, ça ne nous empêche d’être sensiblement opposés sur les raisons qui nous ont amené à aimer cette saga. Le truc, c’est qu’il y a tellement de chose à prendre dans cette saga, qui est partie un peu dans tous les sens en l’espace de vingt ans, qu’un fan de la première heure pourra très vraisemblablement avoir été séduit par des aspects qui feront fuir en hurlant un fan de la dernière trilogie. Les petits gars de chez Mythic, fans ou pas, n’ont visiblement rien contre le fait de faire d’Ultima un action-RPG (quand pour moi tous les épisodes majeurs, du III au V, étaient des tactical-RPG) où le royaume est dirigé par une lady British. Désolé, mais ça ne sera jamais ma vision, et aller branloter mon pad pour tuer de l’orque en Britannia ça ne me conviendra jamais. Mes Ultima à moi sont morts -même les remakes de fans en ont dégagé l’aspect tactiques qui est le premier sur lequel j’aurais aimé bosser- et ce n’est pas ce truc appelé « Ultima » qui y changera quoi que ce soit. Parce que « Ultima », ça ne veut rien dire. Ultima IX s’appelait « Ultima », mais ça n’en était pas un. Là, c’est pareil.

  • Sergorn dit :

    « Navré, mais l’exemple est mal choisi. Lazarus et U6P sont des remakes. L’objectif n’a jamais été de construire sur la licence en étant aussi fidèle que possible à la vision de Richard Garriott, mais simplement de refaire des épisodes marquants en prenant en compte les progrès réalisés en terme d’écriture, d’interface et de réalisation. Le but n’a jamais été de faire un jeu qui soit un prolongement ou un reboot de la saga Ultima, simplement un hommage de passionnés en train de se déchirer entre eux pour être le plus fidèle possible -ou à défaut, le plus inspiré- au matériau de base »

    Bah écoute dans le *principe*, on pourrait définir Ultima Forever de la même façon hein Razz C’est aussi un remake, et c’est aussi le genre d’ambition qui en anime les développeurs.

    Bon évidemment on a une Lady British au lieu d’un Lord British… mais ça après c’est pas comme s’ils avaient le choix et au moins y a une tentative de faire un truc un peu moins basique que « C’est juste le même personnage qui a changé de sexe façon Galactica » en justifiant qu’il s’agit de la fille du Lord British qui a repris le trône.

    Après c’est sûr que si pour toi les combats au tour par tour sont une composante essentielle d’Ultima, ce remake/reboot aura forcément du mal à t’intéressé, mais sur ce plan on ne pourra évidemment pas être d’accord (même si je suis le premier à préféré les combats tours à tours ce que nous a offert Ultima VII hein)

    « Pour moi, le dernier « bon » Ultima a été Ultima V, la volonté de créer un monde « bac à sable » ayant scellé le glas de la série dès le sixième épisode où les combats étaient sans intérêt »

    Tiens je comprends pas trop ta remarque vis à vis du « bac à sable » là. Ce que je veux dire c’est que dans un sens, Ultima a toujours été du bac à sable dès le premier épisode – l’optique était d’offrir un monde ouvert et non linéaire où on va où on veut et où on fait ce qu’on veut dans l’ordre qu’on veut.

    D’ailleurs même Ultima VII alors qu’il poussait l’aspect monde virtuel intéractif plus loin qu’avant, était dans un sens bien moins ouvert que les précédants épisodes, mais cette ambition de Garriott de créer un univers « sandbox » était il me semble présente dès le départ et il n’a fait qu’évoluer la série dans ce sens (Ultima VIII étant la grosse exception)

    Par contre oui il y a effectivement eu un changement de direction à partir d’Ultima VI où le côté hardcore RPG (les stats, l’xp, les combats…) ont commencé à prendre une place beaucoup moins importante… mais je te trouve un peu dur sur les combats d’Ultima VI qui au final utilisaient le même système de combats qu’Ultima V et restaient de bonne facture à mon sens (même si le respawn des monstres était mal géré – un soucis qui est resté jusqu’au bout d’ailleurs).

    « Quant aux Ultima Underworld, Lord British ne devait déjà être crédité dans le premier épisode que parce qu’il doublait le baron Almric dans l’introduction (!). Ce n’est certainement pas à toi que je vais apprendre que le premier jeu, développé par Looking Glass, n’avait à la base strictement rien à voir avec Ultima, et que si le deuxième a été pensé dès le début pour combler cette lacune, Richard Garriott n’avait effectivement rien à y faire: ce n’étaient pas ses jeux »

    Je me permets de te corriger sur un point – Garriott avait tout de même un rôle de producteur sur le premier Ultima Underworld et c’est d’ailleurs lui qui a suggéré d’intégrer Underworld à l’univers d’Ultima quand Paul Neurath et Blue Sky ont présenté leur prototype à Origin. Il a suivi de près le développement au début, même si la réalisation d’Ultima VII a fait qu’il dû s’en désintéressé, suite à quoi c’est surtout Warren Spector qui a géré le projet du côté d’Origin.

    « Très honnêtement, que le prochain Ultima soit fait par des fans, je m’en fous (en même temps, je vois mal un communiqué de presse chercher à nous vendre le jeu en nous expliquant qu’il est développés par des plots n’ayant strictement rien à carrer de la licence sur laquelle ils bossent). »

    Ah oui mais là c’est pas une question de communiqué de presse (qui n’évoquent en rien la « fanitude » des développeurs), c’est juste moi qui te le dis clairement, ayant eu la chance de parler à certains de ces développeurs et m’étant rendu compte par moi-même qu’il sont tout à fait fans et passionnés. Après libre à toi de me croire ou non.

    Disons que ce que je conteste c’est justement les remarques style « on sort une license morte juste pour en faire du fric bouuuh. »

    Evidemment que EA et Mythic veulent gagner de l’argent avec Ultima Forever, et continuer à faire d’autres Ultima (même si sans doute pas pour les mêmes raisons) mais tout ce que je dis c’est que si le projet est né à la base c’est avant tout parce qu’il y a chez Mythic des passionnés d’Ultima qui voulaient faire un nouvel épisode et ont su convaincre EA de l’intérêt et de la viabilité d’un tel projet et pas parce que EA a subitement décidé d’un coup « Tiens on a une vieille license dans nos cartons, et si on faisait un truc à l’arrache pour faire du fric ? » comme on a pu le voir sur d’autres projets.

    Ce qui pour moi change forcément pas mal de chose vis à vis de la perception du projet, même si comme je l’ai déjà dit ça ne présume en rien de sa qualité (Wing Commander Arena était aussi un projet de passioné… ce qui ne l’a pas empéché d’être une grosse bouse infame qui a fait un tel flop qu’il a enterré un nouveau « vrai » Wing Commander en préparation).

  • Elandryl dit :

    Plusieurs choses:

    -Il y a divers degrés dans ce que j’appelle un univers « bac à sable ». Il y a le soucis -louable et présent dès le début- de vivre dans un monde vivant et crédible, où les gens mangent et vont dormir avec pleins de petits détails. Que ce soucis du détail ait pu être poussé jusqu’à la possibilité de faire du pain, c’est -avouons-le- totalement gadget, mais ça n’a rien de répréhensible.

    En revanche, que ce tournant monde ouvert ait -ironiquement au nom du réalisme- fini par rendre le monde moins crédible et moins intéressant, c’est déjà plus gênant. La plus grave erreur, à mon sens, a été de représenter le monde entier à la même échelle. Outre le fait que cela n’apportait strictement rien à l’univers, cela offrait deux défauts majeurs: cela rendait l’impression d’un monde plus petit, où les villes étaient toutes distantes de 200 mètres les unes des autres, et cela transformait le concept très fonctionnel des monstres errants (avec, déjà, du level scalling) en celui, nettement moins bien pensé, du respawn bête et méchant des mêmes monstres au mêmes endroits. A sa sortie, Ultima VI n’offrait pas du tout à mes yeux un monde aussi crédible que le monde en guerre d’Ultima V: plus on le voyait de près, et moins il fonctionnait, cet univers. A noter, d’ailleurs, que les CRPGs japonais qui auront tous fonctionné pendant près de vingt ans sur le système de carte d’Ultima, n’en auront jamais repris l’idée de l’échelle unique. Comme quoi, ils savent prendre ce qui est bon et congédier ce qui l’est moins, quand ils veulent.

    -Une des forces des Ultima III à V, plus encore que les combats sur un écran tactique (autre faiblesse d’Ultima VI qui proposait là encore des combats en situation sans que ça n’apporte rien), c’était surtout les donjons qui bouffaient à eux seuls pas loin de la moitié du jeu. Le choix d’une vue à la première personne était évident, et surtout, entre les énigmes et les salles particulièrement retorses, le design était assez génial. Personne n’a oublié l’Abyss dans Ultima IV, ou le donjon DOOM dans Ultima V, j’ai également d’excellents souvenirs du nettoyage de Deceit ou de Covetous. Dans Ultima VI, les donjons -dans le même moteur que le reste, encore une fois- étaient tous fades, inintéressants et mal foutus, en plus d’être ridiculement petits, une tare qui sera hélas toujours vraie pour tous les épisodes à venir.

    Si les donjons donnaient à Ultima V un fameux souffle épique (On se sentait quand même vachement bons de s’être fadé une expédition depuis la surface à travers un donjon puis tout le monde souterrain avant de vaincre le donjon final et d’aller chercher Lord British au fond!), j’ai toujours comparé Ultima VI à une ballade champêtre. Le monde était sans doute plus grand que celui d’Ultima V, mais en termes d’expéditions, ça ressemblait à un mouchoir de poche. Le jeu était tellement nul à finir que je crois bien que c’est le premier épisode que j’ai fini avec une solution sur les genoux tellement je me faisais chier.

    -Wing Commander Arena, je t’avoue que ça ne me dit rien du tout (je connais un « Armada » et un « Academy »)

    -Un jeu vidéo fait par des passionnés, ça n’est une garanti de rien. La plupart des traductions amateurs sont fait par des passionnés, ça ne les empêche pas d’être des bouses infâmes. Être « passionné » ne suffit pas à rendre visionnaire, talentueux, ou simplement compétent. Si mon cousin fan de Pokemon entreprenait de faire un jeu vidéo, ça serait quand même une bouse infecte, quelle que soit l’énormité de la passion qui l’anime.
    Et d’ailleurs, pour te répondre:

    « mais tout ce que je dis c’est que si le projet est né à la base c’est avant tout parce qu’il y a chez Mythic des passionnés d’Ultima qui voulaient faire un nouvel épisode et ont su convaincre EA de l’intérêt et de la viabilité d’un tel projet et pas parce que EA a subitement décidé d’un coup « Tiens on a une vieille license dans nos cartons, et si on faisait un truc à l’arrache pour faire du fric ? » comme on a pu le voir sur d’autres projets. »

    1)Ca c’est toi qui le dit
    2) Comme le disait Richard Garriott avec sa simplicité coutumière, si EA avait vraiment envie de relancer Ultima, la première étape ce serait peut-être d’aller le chercher lui, surtout que ça parlerait sans doute beaucoup plus aux fans qu’un pay-to-win hyper-conceptuel.

  • Sergorn dit :

    Je comprends tout à fait ce que tu veux dire au sujet des premiers Ultima, et je n’y suis d’ailleurs pas insensible étant moi-même bien plus fans des épisodes fondateurs que bien d’autres (beaucoup de fans dit « harcore » d’Ultima semblant à mon sens – et malheureusement – limiter la série à Ultima VII, occultant par ailleurs tout ce qui composait les épisodes antérieurs).

    Notamment j’ai beau adorer les univers seamless et trouver que cela faisait parti du charme indéniable d’Ultima VI, VII et IX… la map dual scale des premiers Ultima a toujours gardé une très grande place dans mon coeur et c’est un aspect que j’aime beaucoup. D’ailleurs l’une des principale raisons faisant que j’ai bazardé Dungeon Siege au profit de Neverwinter Nights 2 pour « Ultima: Return », c’était afin de profiter de l’excellent système d’overland map de Storm of Zehir et du charme old school qu’il procure qui me paraissait parfaitement adapté pour un Ultima.

    Après je t’avouerais que je ne garde pas le même souvenir ému des donjons. Tu as raison de souligner leur importance dans le jeu (c’est encore une chose qu’on oublie, mais effectivement dans les Ultima jusqu’à V, une grande partie du jeu consistait à l’exploration du monde et des donjons et des nombreux combats qui allaient avec) et je suis le premier à regretter leur taille réduite par la suite même si dans le cas d’Ultima VII c’était surtout dû aux limites du moteur (mon rêve impossible : un Ultima où chaque donjon aurait l’ampleur de l’Abyss dans Ultima Underworld). Mais contre niveau contenu je ne peux pas dire que ça m’emballe… ou du moins ça ne m’emballe plus autant qu’avant à quelques exceptions près, je l’ai effectivement constaté quand je me suis refais toute la série il y a deux ans.

    Pour tout te dire en terme de contenu, j’apprécie beaucoup plus l’évolution des donjons au fil des derniers épisodes, avec une plus grandes places données aux puzzles, aux énigmes, aux pièges à éviter et ainsi de suite. A partir de là, ça ne t’étonnera pas si je te dis que pour moi Ultima IX a eu de loin les meilleurs donjons de la série, qui en plus d’avoir une taille somme toute respectable par rapport aux épisodes qui précédaients, brillaient surtout par leur variétés que ce soit en terme de design, d’ambiance, de concept ou même parfois par leur aspect narratif. Oh, pour sûr certains lorgnaient très largement du côté de Zelda, mais en ce qui me concerne ce n’est pas quelques chose que je considererais comme un défaut.

    Faut dire, que je commence à être tout simplement gonflé que dans 99% des CRPGs les donjons se limitent à des successions de combats non stop (C’est par exemple pour ça que les donjons d’U6P m’avaient copieusement saoulé) là où il y aurait le potentiel de faire bien d’autres choses. Et c’est encore pire dans les CRPGs modernes vu que bien souvent les combats sont chiant (car quitte à faire un truc bourré de combats, il faut les soigner si on fait que le joueur s’amuse) et qu’en plus on est passé à du level design en couloir outrageusement linéaire, retirant ainsi tout le côté exploration souterraine qui compensait un peu l’omniprésence des combats.

    Après je te rejoins sur le fait qu’explorer un donjon devenait toute une aventure qu’il fallait bien préparer, là où dans Ultima VII c’était tellement limité en taille que c’était plus dépitant qu’autre chose.

    Ceci dit étant dit c’est dans ce cas là que ça fait chier de ne pas pouvoir en plus sur Ultima Forever. Tu pourrais être surpris.

    « -Wing Commander Arena, je t’avoue que ça ne me dit rien du tout (je connais un « Armada » et un « Academy ») »

    Arena est un jeu d’action multijoueur sortit sur XBLA en 2007. C’était un shoot en vue de dessus (y a un jeu Galactica qui utilise le même concept il me semble) orienté multijoueurs. Passe encore que le gameplay prenait une forme différente d’un Wing Commander classique… mais c’était tout simplement très mauvais et la presse tout comme les joueurs ne s’y sont pas trompés. Résultat ce fut un fiasco total.

    Hors Arena était pour EA un moyen de tester le marché avant de donner le feu vert à un vrai projet Wing Commander AAA à gros budget qui était en phase préliminaire de développement et où si je me souviens bien, même Chris Roberts avait été appelé en consultant. Mais devant le flop d’Arena, le projet a été bazardé.

    Note que je suis loin de penser qu’utiliser un petit jeu XBLA au final sans rapport dans la forme avec le reste de la série soit une bonne idée pour tester le marché mais la logique commerciale des gros studios et de leurs actionnaires est bien souvent n’importe quoi. Dans le cadre d’Ultima d’ailleurs, on m’a clairement laissé entendre que c’est le succès de Lord of Ultima qui a fait qu’EA a été prêt à laisser sa chance à Ultima Forever à l’époque où ce n’était encore qu’un jeu sur navigateur et où personne n’aurait misé un copec sur les chances de voir aboutir le projet de Barnett. Et c’est complètement ubuesque étant donné qu’on parle d’un côté d’un Settlers-like en ligne et de l’autre d’un action RPG dont le seul rapport est le nom Ultima.

    « -Un jeu vidéo fait par des passionnés, ça n’est une garanti de rien. »

    C’est exactement ce que je dis au dessus.

    Mais disons qu’un jeu vidéo fait par des passionnés, j’aurais plus tendance à lui laissé le bénéfice du doute et à garder un certain respect malgré tout pour ses concepteurs, qu’une produit purement commercial où on utilise juste honteusement le nom d’une license connue (ai-je besoin de citer Syndicate ou le FPS Xcom ?)

    « 1)Ca c’est toi qui le dit
    2) Comme le disait Richard Garriott avec sa simplicité coutumière, si EA avait vraiment envie de relancer Ultima, la première étape ce serait peut-être d’aller le chercher lui, surtout que ça parlerait sans doute beaucoup plus aux fans qu’un pay-to-win hyper-conceptuel. »

    1) Si je le dis c’est pas sans raisons. Après libre à toi de me croire ou non. Wink

    2) Je suis honnêtement très loin de croire que le fait d’avoir Richard Garriott sur un renouveau d’Ultima serait beaucoup mieux acceuilli. Au delà du fait que tous les fans sont loins d’avoir gobés ses « C’est tout la faute à EA/NCSoft moi j’ai rien fait », le fait est que malgré tout le respect que j’ai pour lui il a malheureusement une image d’has-been auprès des joueurs qui est assez évidente quand on lit les commentaires dès qu’il s’exprime.

    Rajoute à ça le fait que si Garriott revenait sur Ultima, ce serait de toute façon pour faire un MMO sur Facebook et Tablette, tu peux être sûr qu’on aurait le même genre de réactions.

    Accessoirement je pense aussi que l’absence de Garriott sur un nouvel Ultima tient surtout d’une question de timing au final et que ça aurait pu se faire.

    Chris Roberts a passé une forme d’accord avec Electronic Arts il y a un ou deux ans de cela pour créer un nouveau Wing Commander AAA indépendemment (aucune idée de si ça progresse ou non par contre même si l’été dernier il semblait avoir trouvé un financement) et Garriott a avoué clairement avoir récemment approché Electronic Arts dans l’optique d’un nouvel Ultima. Je pense hélas, que c’est justement l’existence d’Ultima Forever (dont les prémices date d’avant le retour de Garriott dans les jeux vidéos et la création de Portalarium) qui fait que cette approche n’a abouti à rien, d’autant qu’Ultima Forever entre en concurrence directe avec le type de projet que Garriott veut créer avec sa boite. Mais j’ai du mal à ne pas me dire, que dans un autre contexte ça aurait pu aboutir (le divorce ayant beau s’être fait dans la douleur, Garriott a gardé beaucoup de contacts et d’amis haut placés parmi EA)

  • Elandryl dit :

    On verra bien la suite. Certains programmeurs passent par Kickstarter pour réussir à réaliser leur putain de jeu qu’ils rêvent de faire depuis vingt ans. Dans le cas de Richard Garriott, c’est différent, puisque d’un côté il a déjà crée une boîte et trouvé des financements pour son prochain jeu, et que de l’autre les droits d’Ultima sont de toute façon détenus par EA (à l’exception du nom Lord British, donc, et c’est bien tout). Après, rien n’est gravé dans le marbre (Brian Fargo vient d’obtenir d’EA, pourtant détenteur des droits, le droit de faire cadeau du premier Wasteland avec le deuxième épisode) mais je t’avoue que je pense effectivement qu’à moins de retrouver un succès que personne n’aura vu venir, le père Garriott est grillé à vie tant aux yeux des éditeurs qu’à ceux des joueurs.

    On va donc connaître une de ces situations ubuesques: d’un côté, le créateur d’Ultima qui va en faire un jeu extrêmement inspiré par son ancienne saga, en conformité avec sa vision, mais avec un autre nom, et de l’autre sa propre saga qui va continuer sa vie sans lui mais en étant développé par des gars qui prétendent vouloir être fidèles à ce que faisait Garriott. Cherchez l’erreur… C’est pour ça que je disais que l’étape logique aurait été une vraie collaboration entre LB et EA, surtout quand en plus Garriott fait clairement des appels du pied pour pouvoir rebosser sur sa putain de licence à laquelle il a déjà consacré vingt ans de sa vie.

    Le côté « has been » de Garriott est très certainement dû au fait que, malgré ses prétentions mégalomanes de tout révolutionner à chaque fois qu’il pond un jeu, on se retrouve toujours, les rares fois où ses projets aboutissent, avec un machin qui ne comprend que 10% des idées qu’il voulait y mettre sous prétexte que les éditeurs, au-dessus, étaient moins enthousiastes que lui. Tabula Rasa n’était pas un mauvais jeu sur le papier, sauf qu’au final ça ne pouvait plaire à personne puisque c’était juste un MMO lambda avec deux ou trois bonnes idées et qu’on avait cherché à nous vendre ça pendant tout son développement comme la prochaine tuerie qui allait changer l’histoire du MMO (ce qu’ironiquement il aurait peut-être pu être si l’éditeur au-dessus, comme toujours, n’avait pas freiné des quatre fers en voulant éviter de prendre des risques, aboutissant au final à un bide retentissant).
    Ceci dit, tout ce que je viens de dire s’appliquerait aussi à Peter Molyneux, par exemple, autre mégalomane célèbre qui nous annonce toujours une future révolution à chacun de ses jeux, pour qu’au final on se retrouve avec des Fable III (soit des jeux sans le moindre commencement du début d’une idée). Hors, lui, personne ne le considère comme un has been, tout simplement parce que ses jeux perraves, mieux annoncés, se vendent. Donc quelque chose me dit que si le hasard fait que Richard Garriott réussi enfin à brasser un peu de fric avec un de ses futurs projets, il reviendra curieusement un peu plus en odeur de sainteté.S’il n’y arrive pas, hé bien il deviendra sans doute un vieux papy-la-tremblotte occupé à ressasser à qui veut l’entendre qu’il a révolutionné le jeu vidéo en même temps qu’il se pisse dessus. Quoi qu’il en soit, je continue à être intimement persuadé que la licence Ultima n’a aucun avenir sans lui.

  • Menzoberranzan dit :

    Bonjour à tous,

    je viens de lire vos commentaires.

    Vous parlez d’ultima online et d’autres d’ultima solo. Tant un nouvel ultima dans la lignée des solos m’irait, tant un ultima online bis, ça ne m’intéresserait pas du tout.

    Les 2 visions sont différentes.

    J’aimerais savoir dans quelle catégorie s’inscrit cet ultima forever?

    Ils parlent de F2P mais j’ai peur que F2P = multijoueur sans parler du gameplay qui semble plus comme drakensang online d’après certains qui ont eu accès à la béta fermée que de la série de RPG.

    « Pour reparler du côté « déconnecté » de Richard Garriott, je me suis amusé à lire sa définition du « Ultimate RPG » sur le lien donné par Dagon. Sans surprise, tout le texte -écrit à grands renforts de « je », « moi », « moi je »- suinte la totale mégalomanie et l’absence absolue d’humilité. Je vous laisse partager la subtilité de l’appel du pied de Lord British himself pour retravailler sur Ultima:

    « Perhaps one day, now that the people who pushed me out of EA more than a decade ago are long since gone, EA will recognize that together, we could rebuild that franchise in a way that they have failed to do in the intervening years. Richard Garriott is an essential ingredient in the Ultimate Ultima! »  »
    Pour richard garriott, sa vision d’ultima s’est arrêté avec le 7 vu qu’il a décidé par la suite que ses jeux ne seraient plus que des MMOs et donc la vision a totalement changée.

    S’il refaisait un ultima, ce sera un truc online (pas que ça soit nul mais un RPG j’aime ça uniquement en solo) et non un ultima comme les 7 premiers.

    « Alors oui je sens que tu vas me dire « C’est pas pareil parce qu’il s’agit de jeux fait par des fans »… mais ça tombe bien c’est également le cas d’Ultima Forever. Les développeurs du jeu sont tout aussi fans que le sont les gens qui ont bossé sur ces remakes, et comme toi ou moi ils ont grandi sur Ultima et ont fait leurs dents dessus. La seule différence au final… c’est que Lazarus et U6P étaient des remakes amateurs et indépendants, là où Ultima Forever est un remake officiel. Et si ce reboot existe c’est justement parce que ces fans chez Mythic ont lutté bec et ongle pour convaincre en interne qu’un nouvel Ultima était viable. »
    Un nouvel ultima online, pas un nouvel ultima vu que mythic ne fait que des titres online. Je doute que mythic veuille refaire un ultima solo et le coup du F2P semble le confirmer.

    « Bref, Ultima, c’est le passé. C’est de la nostalgie, des bons souvenirs, et même si toute l’équipe de Serpent Isle se réunissait à nouveau, rachetait les droits de toute la saga à EA et faisait financer son projet sur Kickstarter, je n’y croirai toujours pas.  »
    Pourquoi pas? Si c’est fait sans les contraintes des gameplays actuels et d’un éditeur, on peut tout à fait refaire un ultima aussi bon que les prédécesseurs.

    « Quoi qu’il en soit, je continue à être intimement persuadé que la licence Ultima n’a aucun avenir sans lui. »
    Vu la vision qu’il a d’ultima depuis ultima online qui est qu’un jeu solo, ça n’a aucun intérêt, je ne suis pas certain que sa présence me fasse plaisir.

  • Elandryl dit :

    De ce que j’ai compris de sa description du « Ultimate RPG », Richard Garriott ne cherche pas à faire du MMORPG. Il cherche plutôt à retrouver certaines composantes du jeu de rôle papier -à savoir pouvoir jouer avec des amis- mais il explique aussi qu’il pense avoir trouvé des mécanismes pour que les joueurs puissent jouer « ensemble » sans que cela signifie « être connectés en même temps ». Bref l’idée n’est pas tant de faire du multi que de faire du solo ouvert à plus de joueurs.

    Après tout, depuis Ultima Online, l’idée a toujours été la même: essayer de proposer quelque chose ressemblant le plus possible à une expérience solo dans une expérience multi. Richard Garriott qui déclarait « On ne peut pas donner une quête de l’Avatar a dix mille joueurs », c’était il y a plus de dix ans, depuis on a découvert que c’était faux, et lui le premier. Le simple système d’instance, Il en parlait déjà il y a dix ans en évoquant son projet qui s’appelait alors simplement « X ». L’idée était de commencer à réfléchir au-delà d’un simple monde virtuel dans lequel on lâchait les joueurs, pour commencer à penser à un système où les villes serviraient de hub pour des instances à quatre ou cinq joueurs autour… Soit très exactement le système mis en place par Guild Wars quelques années après. Comme quoi, déconnecté ou pas, il n’était pas encore complètement gâteux le père Garriott.

    Savoir s’il est encore capable de faire un bon jeu -à plus forte raison, un bon Ultima- c’est une bonne question. Pour ce qui est du bon jeu, on va peut-être finir par avoir une réponse, avec l’ouverture de Portalarium et le lancement de son dernier projet. Pour ce qui est du bon Ultima, il y a de fortes chances qu’on ne connaisse jamais la réponse.

    Quant à voir un Ultima exclusivement solo… Sachant qu’EA ambitionne d’avoir une production tournée à 100% vers le free-to-play d’ici quelques années, on peut déjà oublier. Et sachant, de toute façon, que Garriott a exactement les mêmes idées (il dit lui même que s’il distribuait Ultima Online aujourd’hui, ce serait gratuitement en proposant de payer après, si le jeu leur plait, ou au moins de faire de la pub par le biais des réseaux sociaux en contrepartie), Ultima sera gratuit et multi d’une manière ou d’une autre, ou ne sera pas.

  • Dagon dit :

    Échanges Intéressants…

    Je sens que Sergorn doit bouillir et maudire autant que moi ce fichu NDA qui nous empêchent de nous exprimer librement et de répondre correctement aux commentaires et interrogations…

    Menzo, sans risquer de trop dévoiler et de me retrouver avec les avocats d’EA sur le dos, je peux te dire qu’il s’agit d’une sorte de reboot d’Ultima 4, exclusivement online, mais avec une ligne directive scénariste que solo.

    Bref tu joue plus ou moins seul dans un monde en ligne. À terme je pense qu’on pourra faire des groupes pour parcourir le monde ensemble.

    De mon côté aussi, j’aurais préféré un Ultima triple A, avec des combats en tour par tour, un scénario non linéaire et une vue iso, mais bon.

    Il est toujours bon qu’une licence soit ressuscitée par quelques passionnés, même en f2p par EA.
    À mon sens un FPS Ultima aurait été plus désastreux qu’un rpg tentant de recréer une certaine profondeur avec le système de vertus. Après, se plantent ils de public ? Le succès sera-t-il au rendez-vous ? Y a t il une chance de voir un « vrai » Ultima un jour ? L’avenir nous le dira.

  • Sergorn dit :

    Le problème de Garriott en fait, c’est qu’il a toujours de bonnes idées… mais qu’il semble avoir du mal à les mettre en place et encore moins à la mettre en place à temps.

    Comme quoi on est parfois sur la même longueur d’onde, j’allais justement parler de X tiens, le projet qui a évolué en Tabula Rasa. Richard Garriott avait été le premier à parler du système d’instance dès la fin des années ’90, et le concept pour X (qu’il voulait faire à la base à Origin après Ultima IX avec la même équipe… et s’il est parti c’est justement parce que EA n’était pas intéressé et voulait qu’il s’occupe d’Ultima Online 2) était révolutionnaire quand il l’a évoqué : un hub massivement multijoueurs, qui ménerait à des aventures scénarisées semblables à un RPG Solo, faisables seuls en petits groupes.

    Y avait de quoi faire un excellent titre. D’ailleurs au final même EA ne s’y était pas trompé vu que Ultima X: Odyssey bien que lui massivement multijoueurs reprenait un concept d’aventures très similaires.

    Et Tabula Rasa à la base, c’était ça. La version initiale du jeu d’ailleurs, avec son univers de fantasy futuriste un peu barré où le joueur jouait son propre rôle, collait d’ailleurs parfaitement à la description de la « suite spirituelle d’Ultima » qu’aurait dû être « X ». Puis d’un coup plus rien, et quand on revoit le jeu, l’univers ressemble à Halo avec de la magie, et le gameplay au final c’est un WoW-like avec des combats lorgnants vers les TPS (qui était d’ailleurs l’un des seuls aspects que j’avais trouvé réussi en testant la beta).

    D’ailleurs tu évoques Guild Wars, aussi édité par NC Soft, et je me suis toujours demandé si le changement radical de gameplay de Tabula Rasa, n’était pas lié à la sortie justement de Guild Wars chez le même éditeur, un jeu qui reprenait à peu de chose de près le même concept. Ce qui revient à ce que je dis au dessus… Garriott a eut l’idée, mais ce fut trop tard.

    A noter tout de même que Garriott reste tout de même cohérent sur pas mal d’aspects : déjà au début des années 2000 il voulait que Tabula Rasa soit gratuit (avec un abonnement… mais libre à télécharger et essayer… un concept qui n’est venu que des années plus tard). Dans le syle par exemple il voulait à l’origine refaire chez Origin tous les Ultima avec le moteur d’Ultima IX… et les sortir sous une forme de jeu épisodiques payant (Wing Commander Secret Ops avait été une tentative d’Origin dans ce sens) dès 1999. Le concept de jeu épisodique par Internet paraissant très improbable à l’époque, et on voit où ça en est maintenant. Mais ça démontre bien qu’il a tendance à avoir les bonnes idées… mais parfois bien avant qu’elles ne soient applicables.

    Donc quand il dit qu’on peut faire autre chose que du casual merdique en social, je peux le croire.

    « De ce que j’ai compris de sa description du « Ultimate RPG », Richard Garriott ne cherche pas à faire du MMORPG. »

    Honnêtement si quand même. Vis à vis de toutes les interviews qu’il donne sur le sujet depuis un an, le concept de son « Ultimate RPG » (qu’il nomme aussi « New Britannia » d’ailleurs) c’est un faire un MMO jouable en réseau sociaux basé sur une approche monde virtuel à la Ultima Online (car comme il le dit si bien : tous les MMOs qui sortent maintenant sont du WoW-like) mais auquel se gréferait une profondeur scénaristique digne d’un Ultima solo avec un système de moralité et d’éthique dans la lignée d’Ultima IV.

    Après oui il évoque aussi des idées de gameplay « asynchonisé », avec des interactions sans être dans le jeu et de ce genre de choses, mais à priori ce sera bien une forme de MMO.

    Sur le papier d’ailleurs, le concept est prometteur. Mais avec Garriott ça l’est toujours donc…

    « J’aimerais savoir dans quelle catégorie s’inscrit cet ultima forever? »

    Ce n’est pas un MMO, ni un nouvel Ultima Online-bis.

    C’est un action RPG multijoueur, qui peut se jouer en solo ou en coopératif (4-5 joueurs maximus) selon ses envies. C’est en ligne, mais là s’arrête la similitude avec Ultima Online. De la façon dont Barnett décrit le jeu, on pourrait en quelque sorte comparer ça à une partie de Baldur’s Gate qu’on ferait en multijoueur.

  • Sergorn dit :

    « Je sens que Sergorn doit bouillir et maudire autant que moi ce fichu NDA »

    Je confirme. Razz

  • Elandryl dit :

    Ce que je serais curieux de savoir, en revanche, c’est comment on est venus vous chercher pour vous demander de participer à ce truc. Passe encore pour Sergorn, qui tient une page dédiée intégralement à Ultima, mais ils n’ont pas demandé à tout ceux qui tiennent un site de jeux video de participer à l’alpha, si?

  • Elandryl dit :

    (Tiens, sinon, Sergorn, je découvre encore des bizarreries sur ton site. Dans le descriptif d’Ultima IV, tu parles de « la seule véritable amélioration sont les donjons qui proposent des des décors texturés au lieu de la 3D pleine du précédent volets » (note au passage le « des » répété et le « volets » au pluriel alors que le sujet est au singulier). Or, il n’ y a jamais eu de décors texturés dans les donjons d’Ultima IV, cette petite nouveauté ne commençant à exister que dans Ultima V, avec ses textures de pierre ou de terre. Mais dans Ultima IV, rien d’autre que des surfaces pleines vertes ou magenta)

  • Sergorn dit :

    Pour l’Alpha, Mythic a contacté WtF_Dragon qui tient The Ultima Codex (anciennement Aiera) et que je connais bien vu qu’il bosse avec moi sur Ultima: Return. Il s’est chargé de contacter des fans (notament des gens qui tiennent des sites sur Ultima ou des RPGs) et de leur fournir une liste de noms. A noter que même si pour le coup tout le monde aura sa chance, ils cherchent toujours en priorité des fans pour la beta à venir (WtF a demandé au fans sur Facebook qui se sont inscrits sur le site officiel de le contacter en PM s’ils sont intéressés), même si aucune date n’a été annoncée.

    Pour Ultima IV, sisi il y avait bien des donjons texturés… mais uniquement sur les versions Atari ST et Amiga. Ces versions 16 Bits avaient d’ailleurs des graphismes de bien meilleure qualité également pour l’introduction et la fin du jeu (c’est chiant que je n’ai pas encore restauré les galeries sur mon site car y avait des screens).

    Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi la version PC n’avait eu droit à ces graphismes améliorés pour l’intro/fin et les donjons, alors que pour le reste elle était visuellement identique aux autres versions 16 Bits. D’ailleurs xU4 a justement rajouté les donjons Atari/Amiga sur les graphismes PC.

    Toute façon je suis en train de petit à petit retoucher les textes des jeux, notament développer un peu les versions alternatives il y a parfois des perles étonnantes (comme par exemple la version FM-Towns d’Ultima IV… qui utilise les même graphismes qu’Ultima V!)

  • senturus dit :

    En apprenant cette nouvelle (pas ici), ma première réaction a été immédiate et sans appel : EA ose sortir le cadavre des Ultima de son tombeau pour le violer en place publique (et c’est en ce sens que je me suis exprimé sur CPC). Autant pour Syndicate et X-com je me suis contenté de regarder pudiquement ailleurs pendant la tournante, autant quand cela concerne Ultima, la série qui m’a donné le goût du jeu de rôle, je ne peux plus essayer d’y rester indifférent.

    Après, la lecture des divers avis ici (enfin en l’occurrence, des avis des deux « spécialistes » qui en plus ont eu l’occasion d’y jouer / de parler aux développeurs), ainsi que la soit-disante volonté d’en refaire un Reboot d’Ultima IV(que je ne connais pas du tout pour le coup : ma connaissance des Ultima se limite aux 7/8/9/Online), me poussent à me contenir un minimum avant d’exploser.

    Je ne suis forcément opposé à un modèle Free To Play (pour peu que ça ne dérive pas en fameux « Pay To Win » : evidemment, les communicants nous clameront toujours que ce ne sera pas le cas). Ni-même à la vague composante multijoueurs (qui personnellement m’apparaît comme une absurdité ; soit un jeu est foncièrement solo, soit il est clairement dans une optique multi-joueurs, les deux n’ayant rien à voir ; mais ça à la rigueur c’est une vision très personnelle de la chose, et NeverWinter Night est là pour me rappeller qu’on peut concilier intelligemment les deux).

    Mais juste quand je vois :
    - La présence de « deux classes » avec des descriptifs dignes d’un vulgaire Hack’n Slash de bas étage (je sais que je n’ai joué aux Ultima 7 / 8 / 9, mais il n’y avait alors pas vraiment de « classes » à proprement parler, en tous cas rien d’aussi rigide que ces descriptions ridicules du genre « le mage équipé d’un bâton »)
    - Les quelques éléments graphiques qui nous montrent surtout un guerrier body-guildé venu tout droit d’un film de super-héros (le drapeau américain remplacé par le symbole des vertus), et une elfette sans les oreilles pointues mais avec un décolleté bien profond.
    - No comment sur le lady British (je suis sûr qu’elle sera jeune et très bien membrée)
    - La volonté affichée partout de « contenter tout le monde » (noble intention sur le principe, mais on sait ce que ça donne quand ça sort des communiqués de presse : simplification à outrance et à tous les étages).

    Comment réagir autrement que violemment à la lecture de tout ceci?

    Honnêtement, et sans trahir la tonne d’accord que vous avez signés, vous pensez franchement qu’on puisse avoir au final à quelque chose ne serait-ce que « bon »?

    Je veux bien y croire, mais franchement… on serait proche du miracle.

  • Sergorn dit :

    Vis à vis des classes ne t’en fait pas – seules deux sont montrées sur le site officiel mais comme je le disais dans la news, ils ont déjà annoncé le Paladin et le Druide en plus et je suis sûr à 200% que le but sera au final d’avoir toutes les classes traditinonelles d’Ultima (après… est-ce que ce sera dès la sortie, ça je n’en sais rien).

    Vis à vis du style graphique je te dirais être assez mitigé aussi par le contenu du site officiel (excepté l’image centrale qui évoque la couverture d’Ultima IV), mais tout ce que je peux faire c’est conseiller d’attendre de voir des screenshots, ce qui je l’espère ne devrait plus tarder.

    Après donner le moindre avis positif ou négatif serait malheureusement contraire à ma NDA… tout ce que je peux dire c’est qu’au final tout dépendra de ce qu’on attend d’un jeu estampillé Ultima et que ça, ça varie beaucoup d’un fan à l’autre.

    Au vue des infos données par Barnett et les previews, je ne pense pas me tromper en disant que ceux qui veulent avant tout un « Ultima VII Part III » n’y trouvera pas leur compte. D’un autre côté je crois me souvenir que toi tu avais quand même bien aimé Ultima VIII, alors peut-être qu’un action RPG pourra te parler Wink

  • senturus dit :

    Merci pour ta réponse.

    Il est clair que j’appartiendrai sans doute à ceux pour qui Ultima rime avec « open world et simulation », et qu’en ce sens, même si la machine à fric EA ne réussit pas à pervertir totalement le jeu (ce qui serait très surprenant), je risque de ne pas accrocher pour autant.

    Mais je vais contenir mon dépit profond et attendre de voir…

    Effectivement, Ultima VIII gardera toujours pour moi une place très particulière (et je sais que ça fait de moi un ovni), certes parce que c’est celui qui m’a fait découvrir la série (et plus largement les jeux de rôle PC), mais aussi et surtout par ses qualités d’immersion et de background que j’ai rarement retrouvées ailleurs (la variété des écoles de magie, la multitude de livres ayant tous un lien directs avec le jeu, le charme des pnjs…). Mais je reconnais qu’il est fort probable que si j’avais connu le VII avant, j’aurai fait partie de ses plus virulents détracteurs.

    Après, le coté un peu action et plateforme ne m’emballait pas plus gue ça, mais de façon générale, j’ai toujours supporté facilement de mauvais systèmes de combat si le fond du jeu en vaut la peine. En l’occurrence, ici le « action RPG » me fait un peu tiquer mais à la rigueur ce n’est pas sur ce point que ma déception s’annonce la plus forte.

  • Elandryl dit :

    Disons que comme cela a déjà été dit, concilier les fan de la deuxième trilogie à ceux de la troisième apparait comme inconciliable. Du tactical-RPG au zelda-like, du solo au MMO, de l’aventure à la plate-formes, la saga Ultima a épousé à peu près toutes les formes, avec plus ou moins de bonheur. Même si à mes yeux, l’épisode le plus scandaleusement à côté de la plaque reste Ultima IX, chacun a son petit chouchou et sa Némésis au sein de la saga (Ultima VIII étant généralement assez lourdement chargé, même si pour ma part, en dépit de ses aspects ratés, je le considère encore cent fois supérieur à sa suite).

    Ceux qui comme moi rêvent du système de combat d’Ultima V dans l’univers d’Ultima VIII avec les dialogues de Serpent Isle en seront pour leurs frais, c’est clair. L’ennui c’est qu’une bonne partie des autres joueurs aussi.

    On a assez insisté sur l’aspect « déterrage de cadavres » que revêt le jeu. C’est déjà vrai sur le principe, ça l’est encore davantage en imaginant la saga qui a bercé toute mon enfance travestie en diablo-like, avec des elfettes en mini-jupes qui n’ont rien à foutre là et une lady British sévèrement bustée qui vous accueille en panoplie SM. En place de « reboot » façon « Dark knight », j’ai plutôt peur qu’on se retrouve avec un remake de « Boudu sauvé des eaux » façon Smaïn. A savoir qu’un hommage de passionné(s) peut vite aboutir à une bouse infecte et de mauvais goût.

  • Toub dit :

    Désolé d’être hors sujet par rapport à votre discussion.
    Je profite que ce topic soit encore visité (salut Senturus) pour vous faire part de ma requête.
    La série Ultima est clairement ma plus grosse lacune en RPG. Je me suis bien rattrape depuis, mais au vu de vos réactions, il semble qu’il fasse absolument que je m’y plonge.
    Alors voilà, que me conseillez-vous pour découvrir cette série? par lequel dois-je commencer? (svp, ne répondez pas « commence par le 1er et continue avec les suivants »…)

    Merci d’avance !!
    Toub

  • Elandryl dit :

    Question piège. Chaque épisode a ses fans.

    Je dirais que le VII est le plus accessible. Cela permettrait en plus d’enchainer avec Serpent Isle, qui a un des meilleurs scénarios de l’histoire du RPG. L’univers y est vraiement génial. Par contre, soyons clair: l’aspect jeu de rôle est très limité dans les deux titres, et le système de combat n’a aucun intérêt. En revanche, l’interface n’a pas pris une ride: tout le jeu se joue en plein écran à la souris.

    Ultima V a bien vieilli, mais il faudra obligatoirement passer par une lecture du manuel, récupérer tous les documents (à commencer par le journal décrivant l’expédition de Lord British, sinon bon courage pour récupérer un des éléments clef du jeu) et apprendre à apprivoiser le système de mot-clef du jeu.

    Ultima VI est un compromis entre le système du V et l’univers du VII. Les combats sont toujours en tour par tour, mais moins intéressants, les donjons n’ont aucun intérêt. Le scénario est plus fouillé, plus bavard, mais beaucoup moins sombre et moins épique que celui du V. Ceci dit, le jeu a l’avantage d’être beaucoup plus accessible, et de pouvoir être joué entièrement à la souris.

    Ultima IV est souvent considéré comme le premier « vrai » épisode de la saga, et il a l’avantage d’être trouvable gratuitement un peu partout. En revanche, là encore, manuel obligatoire, ne fut-ce que pour pouvoir utiliser les sortilèges. Et la composante « aventure » est très diluée: aucun dialogue ne dépasse les deux lignes, pourtant l’aventure est intéressante, mais il faut malgré tout un certain travail d’approche.

    Ultima VIII est un épisode à part: il ne se situe pas sur le même monde que les autres. Le gameplay a fait fuit beaucoup de monde a cause d’une large composante plate-forme (heureusement très secondaire dans les versions patchées qui sont disponible partout). En revanche, le monde fourmille de détails et est très vivant… Tant que l’on reste dans les villes. La partie exploration/donjon est vraiment pénible.

    J’aurais tendance à te dire de commencer par le VII, mais à toi de voir parmi ce que je viens de te dire ce qui t’attire.

  • Sergorn dit :

    En temps que fan j’ai toujours envie de conseiller Ultima IV qui est l’épisode fondateur. Mais après il faut aussi reconnaître que malgré son concept révolutionnaire, il souffre d’un design archaïques, de combats qui (s’ils étaient bien pour l’époque) deviennent vite répététifs, d’une lore inexistante et de dialogues qui dirons-nous… sont représentatif d’un jeu de 1985. Ca reste un titre majeur de l’histoire du jeu vidéo, mais qu’il est objectivement difficile de conseiller… SAUF si tu fan de jeu retros et peut le resituer aisément dans son contexte.

    Sinon, je vais faire une proposition sacrilège et qui va faire hérisser les poils d’Elandryl, mais honnêtement je serais presque tenté de te dire de commencer par Ultima IX.

    C’est le dernier de la série, mais ayant été conçu afin de pouvoir attirer les non-fans il est aussi paradoxalement le plus accessible de tous tant en terme d’univers que de gameplay (qui a parfois une tendance Zelda dans quelques donjons, mais qui préfigure surtout avant l’heure des titres comme Gothic). Il a au final assez bien vieilli pour un jeu de 1999 (notamment en terme d’interface où il reste à mon sens bien plus intuitif que beaucoup de jeux plus récents – oui je pense à vous Gothic & Risen…), et introduit bien l’univers et le concept des vertus cher à la série. C’est aussi du RPG-Lite, mais c’est honnêtement un argument qu’on pourrait avancer pour tous les épisodes (Underworld exceptés) à partir du VI.

    Beaucoup de fans hardcore n’ont pas aimé ce titre, mais c’est principalement pour des raisons scénaristiques de cohérences avec les précédants volets – un soucis qui ne se posera pas si tu commences par là. D’expérience d’ailleurs, tous les gens qui je connaisse qui ont découvert Ultima par Ultima IX (et il y en a plus qu’on le croit) l’ont beaucoup aimé. J’ai d’ailleurs plusieurs fois conseillé de débuter par Ultima IX au fil des ans, et à chaque fois ce fut bien reçu. A mon sens ce n’est pas sans raison car au final le réél problème d’Ultima IX c’est surtout l’état lamentable dans lequel il est sorti plus que les qualités intrinsèques du jeu en lui-même.

    (Je précise d’avance que non, je ne me relancerai pas dans un début autour d’Ultima IX)

    Par contre si tu te lances dans Ultima IX, il faut *impérativement* se procurer les patchs officieux qui corrigent pas mal de bugs et tant qu’à faire je conseillerais presque d’y jouer en VF plutôt qu’en VO, qui malgré quelques erreurs de traductions regrettables offre un doublage un
    bon cran au dessus.

    Après à partir de là, tu pourrais progressivement revenir aux épisodes précédants.

    Sinon un autre choix à considérer même si on l’oublie du fait que ce n’est pas un titre officiel… c’est Ultima V – Lazarus. C’est un jeu de fan, mais il offre globalement une bonne modernisation du « Ultima traditionnel à forte tendance Ultima VII » et surtout une excellente qualité d’écriture. Par contre il nécessite Dungeon Siege et est assez hardcore dans son approche (pas de journal in game, gameplay complètement non-linéaire où on te lache on te laissant te démerder) faisant qu’il peut rebuter comme j’ai hélas pu le constater.

    En dehors de ça Ultima VII reste évidemment la valeur sûre. Il a aussi ses défauts, et son interface à base de GUMPs et de drag’n drop a parfois du mal à passer maintenant, mais c’est aussi un bon point de départ même si pour moi il n’est pas le plus représentatif de l’esprit de la série et de ses thématiques (et que sur ce plan là son intérêt vient en grande parti du contraste qu’il propose avec la trilogie précédante).

    Sinon y a toujours Ultima Underworld, mais c’est clairement à part du reste de la série.

    Au final c’est difficile d’en conseiller un avec certitude – la seule certaine par contre c’est que je ne conseillerais pas d’épisodes avant Ultima VI pour débuter.

  • Toub dit :

    Merci beaucoup pour toutes ces précisions.
    Je partais réellement de 0 et je me voyais mal sortir un D12 pour faire mon choix.
    Donc 3 sortent du lot pour s’initier à cette série:
    - Ultima IV, VII et IX (merci Sergorn pour la référence à Gothic. Tu sais appâter le client…)
    Je pense que je vais tenter ces 3 jeux dans l’ordre. Déjà, parce que je viens de voir que je possède déjà le 4ème avec gog. Et puis, ça sera un moyen de tester ma capacité à appréhender des jeux « d’un autre temps ».
    J’ai déjà commencé à bouquiner manuel et livre de sort sous vos conseils. Ça donne envie.

    Encore merci.