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Ultima V : Lazarus VF

Date de publication : 19 septembre 2009

Ultima V : LazarusUltima V : Lazarus est un remake gratuit du légendaire Ultima V : Warriors of Destiny, réalisé en 5 ans par des fans et totalement traduit en français. Celui-ci est réalisé sous la forme d’un MOD pour le jeu Dungeon Siege, nécessaire pour faire tourner le jeu.

Le terme de ‘Mod’ étant néanmoins réducteur, les auteurs ayant réalisé un véritable CRPG à part entière, qui pousse le moteur de Dungeon Siege au-delà de ce que ses développeurs eux-mêmes avaient imaginés.

Vous écoutez en ce moment même un extrait des musiques et pouvez parcourir quelques echantillons pour juger de la qualité…

Flash required

Vous trouverez ci-après :
1. une introduction et un test concis sur Lazarus
2. la présentation de Lazarus par Sergorn, traducteur principal du jeu
3. les liens de téléchargement du module Ultima V : Lazarus et de son patch VF

N’oubliez pas, Dungeon Siege est nécessaire afin de profiter de Lazarus…

1. Le test

Ultima V : Lazarus / Team Lazarus / 2006

Release 1.2

lazarus2Ecrire un test d’Ultima V : Lazarus me paraissait difficile.

Et cela pour deux bonnes raisons :
– Avant tout, il s’agit d’un mod réalisé par des fans, sur un moteur de jeu préexistant, j’ai nommé celui de Dungeon Siege. Il paraît injuste de comparer un jeu fait par des fans sans but commercial et sans aucun moyen financier avec les super-productions actuelles,
– Ensuite, ayant fait partie de l’équipe de traduction française, mon jugement se trouve forcément altéré.

Cela dit, en gardant la tête froide et en prenant un maximum de recul, lorsqu’on voit la qualité finale atteinte par ce jeu, celui-ci soutient sans effort la comparaison avec les grosses productions actuelles.

Graphiquement, le jeu utilise le moteur de Dungeon Siege, qui, s’il accuse quelques années, a tout de même permis aux dessinateurs et concepteur de s’en donner à coeur joie. Le monde de Britannia a rarement été aussi beau et détaillé. On se promène sur les sommets enneigés, mais également au tréfond de donjons, de cavernes de lave, de prisons délabrées ou de catacombes ayant chacun sa personnalité propre et dégageant une ambiance particulière. Aidé par une musique tout bonnement somptueuse, le joueur se trouve projeté dans le monde de Britannia et aura du mal à en sortir.

Ultima V : LazarusAu niveau du scénario, je ne m’étendrai pas. Le monde d’Ultima est riche, très riche. Les personnages sont nombreux (plus de 300), les dialogues sont conséquents et totalement non linéaires. Le scénario original a été enrichi et ce sont plus de 200 quêtes qui sont disponibles, et le joueur aura également la possibilité de s’allier avec l’Oppression et de se débrouiller pour que Lord British ne puisse jamais revenir sur Britannia, au lieu d’aller le sauver.

Le joueur ira de ville en ville, discutant avec tout le monde, assimilera l’histoire du monde et les méandres du scénario, règlant les problèmes de certains, s’alignant avec la Résistance ou l’Oppression ou entre les deux, puis, lorsque les dialogues deviendront trop présents, il se fera plaisir en allant faire quelques incursions indispensables dans les quelques 8 donjons principaux ou la multitude de petits donjons, histoire de récupérer un peu d’or et d’équipement….

On se laisse facilement immerger dans ce monde au vu de tant de liberté et de complexité, mais la difficulté et le nombre de dialogues va en rebuter certains, c’est une évidence.

Ce jeu est un « hard-core RPG », un vrai, et la victoire ne sera pas livrée sur un plateau.

Il s’agit du remake de l’un des tous meilleurs jeux de rôles de la première génération. Ici pas de journal de quête. Pas de flèche pour vous indiquer où continuer l’aventure, pas d’autojournal, pas d’automap, rien de tel. La non linéarité est totale, les lignes directrices sont ténues, parfois trop, et le joueur est livré à lui même dans Britannia, et il faudra prendre soin d’avoir son bloc note, son crayon, de noter les informations importantes, discuter avec tout le monde et explorer les villes à toutes les heures du jour et de la nuit afin de trouver tous les personnages qui suivent chacun leur emploi du temps. Ce sera au fil d’heures de dialogues, entrecoupées d’incursions belliqueuses dans les donjons que la trame scénaristique se dégagera et que le joueur comprendra quoi faire, et ne nous leurrons pas, le jeu est dur, très dur.

Cet avertissement étant fait, ce jeu est une merveille, vraiment.

Il s’agit d’un jeu à ne pas mettre entre toutes les mains, nécessitant une maturité et une grande implication afin d’en arriver à bout, mais le plaisir en sera d’autant plus grand. Pour ceux qui ne connaissent pas le monde d’Ultima, vous trouverez tous renseignements sur le site de Sergorn : La Legende d’Ultima

Si je devais noter celui-ci en oubliant qu’il s’agit d’une création de fan et en essayant d’éviter toute subjectivité tout en restant le plus sévère possible, les notes seraient les suivantes:

- Graphismes: 4/5 (beaux, très beaux malgré un moteur légèrement dépassé) ; Musique : 5/5
– Interface de combat : 2/5 (on a perdu le tour par tour de l’original)
– Scénario: 4/5 (complexe, non linéaire, bref, le rêve, mais ligne directrice parfois trop ténue)
– Jouabilité (fun): 5/5

2. Présentation d’ Ultima V : Lazarus par Sergorn, leader de l’équipe de traduction française

Ultima V : Lazarus est un remake d’Ultima V : Warriors of Destiny sorti en Décembre 2005. Il est le fruit de 5 longues années de développement, et il s’agit également du premier projet de fan majeur a avoir vu le jour. Initié par Tiberius Moongazer en l’an 2000, l’un des buts avoués de ce projet était de combler le vide suite à la sortie d’Ultima IX, dans l’espoir d’offrir un nouvel Ultima digne de ce nom aux fans et aux amateurs de CRPGs. Tiberius s’est rapidement tourné vers un remake d’Ultima V, car en plus d’être un de ses épisode préférés, il possédait une trame de fond très intéressante, mais trop limitée par les moyens de l’époque (contrairement aux épisodes suivants qui bien qu’ayant vieilli sur un plan technologique restent tout aussi intéressant sur un plan scénaristique).

Une équipe composés de fans et de volontaires s’est rapidement formée autour de Tiberius, et il fut décidé de créer ce remake en utilisant le moteur de Dungeon Siege, un RPG (en développement à l’époque) de Gas Powered qui sortit en 2002. Si ce choix laissa nombre de fans sceptiques (Dungeon Siege étant un action très RPG linéaire, à l’opposé de tout ce que représente Ultima), le moteur possède le grand avantage d’être totalement modulable, ce qui permettra à l’équipe de créer toute une fournée de nouveau systèmes permettant de transformer totalement le jeu original et d’offrir des possibilités que même les développeurs de Dungeon Siege n’avaient osé imaginer.

Le résultat, est une petite merveille.

Ultima V : Lazarus marque bel et bien le retour d’un Ultima digne de ce nom, chose que l’on espérait plus depuis la sortie d’Ultima IX en 1999 (les mauvaises langues ne manqueront certainement pas de dire qu’il s’agit du premier Ultima digne de ce nom depuis Ultima VII, mais passons…). Le moins que l’on puisse dire c’est que Dungeon Siege est méconnaissable, et qu’il n’y a pas de doute : on est devant un nouveau jeu complet avec ses propres règles, son propre univers, et sa propre ambiance.

Lazarus reprend donc tout les éléments qui faisaient la force d’Ultima V à la base, mais en le remettant à l’ordre du jour, s’inspirant aussi en grande partie d’Ultima VII (en commençant par le système de dialogues à base de mots clefs). Si le moteur de Dungeon Siege accuse un peu son âge, le tout est entièrement rattrapé par un design exceptionnel. Le monde de Britannia est recréé à la perfection : des villes grandes et peuplées, des contrées sauvages gigantesques offrant de très longues heures l’exploration, et des donjons tout aussi palpitants et variés sur des thèmes comme une mine abandonnée, des cavernes ténébreuses ou de tombes hantées. Et c’est sans parler des dangereuses profondeurs obscures du monde souterrain… De plus même si les chevaux et le tapis volant sont absents du jeu (car techniquement infaisable avec Dungeon Siege) il est toujours possible – et nécessaire – de voyager en bateau à travers Britannia ce qui est des plus appréciables !

Les nombre de PNJs est également très important – approchant les 300 – chacun ayant leur propre personnalité, et leur propres dialogues. Qui plus est, tous possèdent un emploi du temps complet selon l’heure du jour (car il y a bien évidement un cycle jour/nuit), chose que l’on avait pas vu dans Ultima depuis Serpent Isle en 1992 ! Les personnages réagiront donc différemment selon l’heure du jour, mais également selon la présence ou non des Seigneurs de l’Ombre à proximité. Le nombre de quête est également conséquent, et il y a effectivement beaucoup de choses à faire – à tel point que l’on en regrette un peu l’absence de journal pour tout répertorier.

Bien évidemment le scénario est une réussite totale – le trame reprend tous les éléments du jeu original, mais en y ajoutant une profondeur digne de Serpent Isle, avec des dialogues longs et intéressants et un développement en profondeur de la lutte entre l’Oppression et la Résistance ainsi que des évènement ayant mené à la situation politique d’Ultima V. Aussi bien que le jeu soi totalement non linéaire, cette lutte de pouvoir et cette ambiance se ressent complètement dans chaque cité créant de ce fait un univers solide et un scénario passionnant ! La cerise sur le gâteau vient de la possibilité de pouvoir jouer le jeu du côté de l’Oppression et de condamner Lord British au lieu d’essayer de le sauver menant ainsi à une fin totalement différente – une première dans un Ultima !

L’ambiance musicale est également particulièrement soignée, mélangeant des thèmes musicaux originaux à de magnifiques réorchestrations des thèmes du jeu original.

Le système reprend également les élément traditionnels d’Ultima : un progression en huit niveaux (auxquelles s’ajoutent quelques compétence que l’on peut apprendre auprès d’un entraîneur), un inventaire limité selon le poids, et le système de magie à base de Livre de Sort et des réactifs. Si le système de combat est limité à celui de Dungeon Siege (du temps réel avec une possibilité de pause comme dans Baldur’s Gate), il faut admettre que les combats peuvent s’avérer particulièrement ardus, amenant le joueur à devoir faire preuve de sens tactique pour pouvoir s’en sortir vivant !

Tout comme son modèle Ultima V offre donc une quête longue et réellement passionnante (comptez au minimum une cinquantaine d’heures de jeu), et il serait difficile de lui trouver de réels défauts (à part quelques rares bugs subsistants) surtout en considérant la nature du projet, qui rappelons le est le fruit de fans et entièrement gratuit, et propose pourtant un résultat supérieur à bien des projets professionnels.

Chapeau bas donc, Ultima V : Lazarus est un excellent RPG et un Ultima digne de ce nom. Indispensable.

Note sur la Version Française

Lazarus est également disponible en version française, et comme le savent ceux qui suivent ce site depuis longtemps, j’ai été l’initiateur de cette traduction dès 2001 ainsi que son traducteur principal, et cette traduction s’est effectuée en collaboration avec quelques autres personnes (j’ai nommé Elandryl, Dagon, Arma Dragon et Eric Ferro). De ce fait, je me vois mal pouvoir donner un avis objectif sur cette traduction, mais je pense malgré tout que nous avons fait un très bon travail – mon modèle pour cette traduction à toujours été l’excellente version française d’Ultima VIII et son utilisation efficace du vieux français qu’on retrouve ainsi dans Lazarus. Mon objectif était d’atteindre une qualité similaire, et je pense qu’il a été atteint – et j’espère qu’il satisfera tous les fans français :)

3. Téléchargement

N’oubliez pas, Dungeon Siege est nécessaire afin de profiter de Lazarus…

Préalablement il vous faut installer la version anglaise de Lazarus, que vous trouverez sur la page de téléchargement officielle anglaise d’Ultima V: Lazarus. Puis il vous reste à installer le patch VF.

Il y a 2 fichiers, pesant 17,1 MiB avec 1 179 clics dans la catégorie Ultima 5 Lazarus VF.

  Patch additionnel de traduction française d'Ultima V Lazarus par Alfie (v1.2)
» 8,9 MiB - 365 hits - 9 avril 2012

  Patch de traduction française d'Ultima V Lazarus v1.0
» 8,2 MiB - 814 hits - 19 septembre 2009

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