Dawn of Magic
Dawn of magic est sorti en 2006 chez nos amis russes et il arrive enfin dans notre contrée. Il offre déjà trois avantages non négligeables pour sa sortie : un prix attractif, un artbook intégré au manuel assez joli, mais aussi un jeu stable car sorti depuis un bon moment. Mais qu’en est il pour le reste car il est passé totalement inaperçu par chez nous ?
HISTOIRE
A travers une vidéo qui n’a pas à rougir de ce Blizzard peut nous offrir, vous apprendrez que Modo l’immortel a été déchu et condamné à l’exil sur Terre. C’est ainsi que commence l’histoire, qui vous amènera à gérer un personnage qui aura la possibilité d’aider ou d’entraver la puissance de Modo sur terre, ou simplement de ne pas s’en préoccuper. Ainsi il vous sera possible de découvrir 3 fins possibles selon votre cheminement.
Vous allez donc débuter la partie en choisissant parmi plusieurs personnages sortant de l’ordinaire (une gitane, un curé, la femme du boucher ou encore un érudit). Passé le niveau de difficulté et la possibilité de prendre un personnage immortel (vous mourrez, vous repartez d’un point de sauvegarde) ou mortel (vous mourrez, la partie s’arrête définitivement), c’est dans l’enceinte d’une école de magie que l’aventure commence. Le jeu se veut axé sur la magie et vous aurez le choix entre 12 écoles de magie comprenant 96 sorts différents qu’il vous sera possible de combiner par deux, obtenant ainsi des sortilèges uniques. Après que l’on vous ai confié votre mission de diplôme, vous allez partir hors de l’enceinte du bâtiment pour chasser les monstres qui se promènent un peu partout dans des niveaux totalement libres et créés aléatoirement (à la manière de Silverfall).
Autant vous dire que nous sommes dans un hack’n'slash qui offre beaucoup de possibilités du point de vue de l’évolution de votre personnage avec des compétences à booster comme le marchandage, la réparation des armes ou encore la création de runes. Même si on peut avoir du mal à se reconnaître dans la peau de la femme du boulanger, une fois passées quelques heures de jeu, notre superbe armure nous fera vite oublier notre look de départ. Car même si la magie est mise au premier plan, le côté bourrin n’est pas oublié avec possibilité de se faire un personnage guerrier un peu moins subtil.
GRAPHISME
Le graphisme n’est pas forcément au top car il date déjà, mais il permet de faire tourner la bête sur des machines un peu plus anciennes. A noter aussi que la résolution peut être très élevée (je joue en 1600×1200) et que les effets de sorts sont tous très bien rendus. Les créatures ont un look un peu « carré », mais cela ne choque pas et la caméra à la Neverwinter nights permet de voir son personnage à la troisième personne, de plus ou moins loin. Il est donc agréable de jouer, et bien que limitée, la visibilité reste tout à fait correcte.
AUDIO
Les voix sont en anglais et les bruitages manquent un peu de volume, mais cela passe plutôt bien. La musique elle aussi passe partout, et la traduction est correcte.
PLAISIR DE JEU
On pourra lui reprocher sa linéarité car même si les niveaux restent aléatoires, les missions sont à l’identique, tout comme les lieux à découvrir. Il n’empêche que les niveaux visités sont variés, les créatures sympathiques et les villes gigantesques, avec plein de sous-quêtes possibles même si elles ne sont pas forcément très évoluées. On reprochera donc l’effet de lassitude au jeu au bout d’un nombre d’heures tout de même assez élevées (même si c’est fondamentalement le défaut de tout hack’n'slash qui se respecte).
QUALITES ET DEFAUTS DU JEU
D’abord voyons les qualités. Le jeu est très simple à prendre en main avec possibilité de tout gérer à la souris : clic gauche pour taper, clic droit pour les sorts. Ensuite on retrouve des possibilités communes aux autres Hack’n'slash, avec ramassage automatique des trésors, évolution du personnage, créatures plus ou moins difficiles à vaincre, etc. Mais d’autres petites choses viennent apporter un plus comme par exemple la gestion du poids (et pas du tout de la place), une gestion du personnage par des compétences variées et riches ou encore un fiole de vie et de mana (chi dans le jeu) qui se vide et se remplit (au lieu des dizaines de fioles que vous pouvez avoir à votre ceinture). Il est possible d’améliorer ses armes, de les réparer, de fusionner certains sorts comme je l’ai déjà évoqué. Les écoles de magie sont variées et les sorts très sympathiques, avec par exemple pour le sort d’invocation l’obligation de procéder à partir d’un corps. Si le corps utilisé est celui d’un guerrier avec un potentiel particulier (jet de flèche de glace par exemple), le squelette que vous aurez créé héritera de cette particularité. De plus, l’univers est riche en PNJs avec lesquels vous pourrez marchander ou obtenir des quêtes, mais aussi d’objets divers disséminés ça et là dans les niveaux. Ainsi, il est possible de vous enrichir rien qu’en fouillant les différents récipients, que l’on trouve par centaine dans les villes, sans forcément que l’on vous demande des comptes.
Mais même si le jeu a un gros potentiel, il existe aussi des défauts : d’abord les villes sont énormes et on s’y perd facilement même si on se repère avec le plan. Parfois il vous faudra traverser une zone complète pour atteindre un niveau auquel vous souhaitez accéder.
Ensuite les combats sont difficiles et peu lisibles à partir du moment ou plusieurs sorts sont lancés. On s’y perd un peu. De plus, vos ennemis bougent beaucoup et il est parfois difficile de parvenir à cliquer dessus tellement l’action est confuse. Mais cela fait aussi la force du jeu. Un ennemi en difficulté fuira au lieu de continuer à combattre et il vous sera difficile de l’achever. Cela fait de Dawn of Magic un jeu difficile. Il est aussi difficile d’approche car le manuel manque d’information et est peu étayé sur les possibilités du jeu qu’il vous faudra découvrir un peu seul. « Y a t’il des objets uniques ? Comment apprendre les sorts ? » sont autant de questions que vous apprendrez sur le tas.
On reprochera surtout au jeu, son ergonomie d’inventaire désastreuse. En effet, si la gestion du poids est sympathique, sa lisibilité est très restreinte et les marchandages et vente avec les commerçants se montrent fort peu attrayants. On fait défiler les objets sur les côtés tout comme pour le PNJ et on doit déplacer les affaires voulues au milieu, ce qui fait que l’on passe beaucoup de temps pour pas grand chose.
Reste aussi quelques bugs, mais non majeurs qui ne vous gâcheront pas le plaisir du jeu.
DUREE DE VIE
Le jeu possède trois niveaux de difficulté qui sont déblocables au fur et à mesure de l’évolution de votre personnage. Sachant qu’il faut plus d’une vingtaine d’heure pour finir une première fois le jeu, vous en aurez pour au minimum 60 heures pour en voir le bout. Comme vous pourrez jouer en mode immortel ou mortel (comme hardcore à Diablo), le challenge est de poids. Rajoutez à cela le multijoueur avec plusieurs modes de jeu dont un qui ne sert qu’à s’échanger des affaires, vous aurez de quoi faire. De plus, avec ses trois fins possibles, vous pourrez le retenter plus d’une fois.
Dawn of Magic a un gros potentiel pour les amateurs du hack’n'slash. Il vous faudra faire avec les quelques défauts du jeu, mais passé cela, ce n’est que du bonheur jusqu’à ce que vous passiez au suivant.
Graphismes : 3/5 – Sons : 3/5
Interface des combats : 2/5
Scénario : 3/5
Jouabilité (fun) : 2/5
Dawn of Magic
Type : Hack’n'slash
Sortie : 2007
1 DVD – Version française (texte et livret) – Voix en anglais