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Etrom

Date de publication : 14 mars 2006

EtromEtrom est un jeu italien, édité par une petite société fort prometteuse, PMStudio. Le jeu se déroule en 3D, représentant votre personnage de dos. Graphiquement, les visuels sont un peu sobres quoique assez réussis, que ce soit l’introduction du jeu, ou encore les graphismes du jeu proprement dit. Les animations et les effets de lumière quant à eux, sont un peu en deça de ce qui est sur le marché actuel. Au niveau des sons ceux-ci sont adaptés et reflètent bien l’ambiance des endroits visités. Les musiques sont également fort sympathiques.

Au niveau du scénario, les auteurs du jeu ont porté une attention toute particulière à représenter un monde riche, original et complexe, bien au delà de tout ce qui s’est déjà fait, à se demander quels stupéfiants les auteurs ont absorbé avant de le pondre.

Une fois n’est pas coutume, je vais d’ailleurs développer un peu le contexte:

Imaginez un monde parallèle futuriste où l’humanité a évolué vers une civilisation où se mèle magie et technologie. Le monde est un gigantesque désert de feu la moitié de l’année et l’autre moitié un désert de glace. Les polulations sont entassées dans des mégapoles entourées de barrières empêchant la maladie noire de l’extérieur de les mener à l’extinction. Au vu de ces éléments et du manque de resources, la croissance de la population est strictement limitée et les individus en excédent sont officiellement mis à mort, mais certains s’échappent et se cloitrent dans les souterrains. Dans ce monde paradisiaque, quatre factions s’y sont développées:
La République de Sighund de laquelle vous dépendez, il s’agit d’une démocratie entièrement sclérosée par les rouages de la politique et de l’administration
– l’Empire Hitland qui est un régime totalitaire favorisant l’ugénisme et faisant furieusement penser au nazisme (le drapeau y ressemble étrangement
– L’Union Ursaton, une dictature du peuple qui suit son petit livre rouge, enfin le « book of Star », qui prône l’abolition de la propriété privée
– La Théocratie Sakrum, un Etat religieux où le but est d’étendre à tous la Foi, de gré ou de force, par la prière, l’inquisition ou les punitions corporelles. Pour eux, ce qui n’est pas dans l’ordre du Clericus Supremus est hérétique…

Le joueur incarne Etrom, un soldat d’élite de la République de Sighund qui a eu l’occasion de trouver l’Essence Astrale au fond d’une caverne, une sorte de puissance magique divine qui lui permet de résister au fléau qu’est la maladie noire, et d’avoir non seulement des pouvoirs magiques, une hache d’energie générée par la fusion entre votre esprit et l’Essence Astrale, mais également un démon intérieur qu’il peut appeler afin de se faire posséder et d’être invincible,… ou presque.

Comme vous pouvez le constater, l’histoire en arrière plan est vraiment fouillée ! L’inspiration très critique des régimes politiques de l’histoire est omniprésente tout au long du scénario tout comme la critique de la société actuelle. Le mélange des genres procure un réel plaisir et c’est assez jouissif de se promener dans une mégapole hightech, de rentrer dans un appartement où s’est déroulé un rituel avec un pentacle, de sauter dans le pentacle et de se retrouver face à face avec des hordes de morts-vivants et un démon. Les combats se feront à coup de hache « spirituelle » et de magie mais aussi avec des armes à feu à la puissance dévastatrice. Il sera même possible à un moment du jeu de piloter des mechwarriors, ces gigantesques robots de combat.

Moins positifs sont l’interface et le système de combat. L’interface est relativement correcte, mais peu conviviale. On cherche souvent comment utiliser tel ou tel objet au début, et même avec une certaine habitude, on continue à tâtonner. Il est peu aisé de devoir retourner dans l’inventaire pour changer d’arme à feu ou pour utiliser tel ou tel objet ou encore changer de pouvoir magique. On regrettera en outre l’interaction avec le monde qui est, pour ainsi dire, inexistante. Les seuls objets à ramasser seront dans de rares coffres ou encore à même le sol à des endroits précis. On est loin d’un Gothic ou d’un Ultima IX.

Autre point très décevant : le système de combat. Etrom est avant tout un jeu bourrin où on décime des ennemis en temps réel, à la dizaine, sans discernement, sans stratégie, et en martelant la plupart du temps le bouton de la souris (Un système de combat style Knight of the Old Republic aurait été fantastique pour ce jeu). La gestion de la caméra, que l’on peut déplacer à l’aide des flèches du clavier posant souvent des problèmes afin de trouver les ennemis qui font feu sur vous, cela sera souvent une source d’énervement, vu que les combats se déroulent en temps réel…

Cela dit, la gestion de personnage sera assez intéressante. Il s’agira de monter les compétences du personnage, sa magie, ce qui aura une influence directe sur les dégats que feront ses armes. La gestion des armes, les dégats de différents types, les armures aux protections spécifiques selon le type de dégats, tout cela fera du système de progression du personnage une réussite.

Au final nous sommes en présence d’un jeu sympathique, au scénario excellent, mais assez orienté action. On regrette les décors un peu trop sobres, les combats un peu trop arides et répétitifs, le scénario passionnant mais un peu déconnecté du gameplay, et tout cela expliquera une note un peu basse sur la jouabilité finale. Cela dit, pour un premier jeu d’une petite société de développement, c’est un record dans le genre. Les fans de jeu de rôle action apprécieront le scénario hors du commun. Pour 30 Euros, le rapport qualité-prix est difficilement critiquable. Un jeu à essayer, sachant que la démo est disponible sur le site officiel !

Etrom / PMStudio / 2006

Configuration minimale :
Windows 2000/XP
Direct X 9.0c
PC  – 1 ghz
512 mo de Ram
2.5 GB disque dur
Carte graphique accélératrice 3D AGP avec 64 mo de RAM compatible directX 9.0c
Lecteur de DVD-ROM
Carte son 100% compatible avec Directsound

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