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Deus Ex

Date de publication : 1 janvier 2000

Deus ExAttention, jeu culte ! Bon, d’accord, ce n’est pas dans la logique d’exposer tout de suite la conclusion, mais il s’agit de Deus Ex tout de même. Mais avant tout, un peu de culture générale… Deus Ex tire son titre du latin  » Deus ex machina « , littéralement  » la machinerie divine « , ce qui signifie la solution divine inattendue, inespérée. Ce terme est généralement employé au théâtre, où il désigne les procédés qui consistent à faire descendre un personnage du ciel etc. Mais bon, arrêtons là ces rappels des bases  » essentielles  » (n’est-ce pas), car mon objectif n’est pas de vous ennuyer, et je sens que votre attention se relâche (si, si je vous vois les deux du fond qui somnolent). Ah, dernière précision : Deus Ex est l’œuvre de Warren Spector et de toute son équipe (qui comprend notamment les talentueux Harvey Smith et autres pour les connaisseurs) qui n’est pas un novice en matière de jeux ; jugez vous même : Thief (Dark project), System Shock, les Ultima Underworld et bientôt Thief 3. Bref, que des bons jeux qui ont tous marqué leurs époques respectives par leurs concepts nouveaux, et Deus Ex ne faillit pas à la règle…

L’histoire vous place dans la peau de JC Denton, agent nano-modifié de l’UNATCO (coalition anti-terroriste des nations unies, en anglais dans le texte) alors que le monde traverse une grave crise économique et politique, le tout agrémenté d’une nouvelle épidémie : la peste grise… C’est dans ce contexte que vous allez commencez votre aventure, et tout au long de celle-ci vous baignerez dans la paranoïa la plus totale et dans un univers cyber-punk. Sans vous en dire d’avantage, pour conserver le suspens intact, le scénario est excellent (3 fins possibles), que dis-je grandiose, et on peut y voir les vaste connaissances des développeurs du jeu en ce qui concerne la théorie des complots, l’histoire (on trouve même des bouquin sur les Templiers ! ) : enfin un jeu intelligent, qui montre que les joueurs ne sont pas fermés à la culture ! Le menu est très propre, épuré, dans le plus pur style cyber-futuriste. La musique y est d’ailleurs excellente (sympa pendant que vous réglez les options). Deus’ ne nécessite pas une bête de compétition pour tourner convenablement, le minimum pour y jouer dans de bonne condition étant un 700 mhz, 256 de ram (le soft est très sensible à votre quantité de mémoire vive) et une GeForce 2. Quand vous commencez une partie, votre nom de code vous est imposé (JC….. Denton ! Bien, vous suivez !) mais vous pouvez entrez votre vrai nom. On vous demande ensuite de choisir votre apparence (visage) parmi 5 disponibles allant du gros black à l’albinos. Ce choix aura réellement une influence dans le jeu, à savoir l’apparence de votre frère (si vous êtes albinos, il le sera aussi, si vous êtes blanc… enfin pas besoin de vous faire un dessin) ! Quand je vous dis que ce jeu est parfait : le moindre détail a été pensé ! Avant de passer au système de jeu, faisons un dernier retour sur les graphismes. Bien qu’un peu angulaire, le jeu est magnifique ; pas étonnant, il est desservi par le moteur de Unreal Tournament. Certes il a un peu vieilli, mais reste très bien conservé. La patte des graphistes s’y sent, le design est sublime, bref une belle réussite. De plus avec les configs actuelles, il est possible de le faire tourner en haute résolution sans problème, ce qui est un vrai plaisir pour les yeux (j’insiste : non pas que les textures soit ultra-détaillées, mais le design et le style des graphistes est prodigieux, enfin vous verrez bien). Bon, je vais manquer de superlatifs pour le système de jeu moi … Donc, le système de jeu. Il est en fait assez novateur. En effet, Deus Ex se situe à la croisé d’un Doom-Like, d’un Thief-Like, d’un RPG et d’un jeu d’aventure (un peu une synthèse de tous les précédents jeux des développeurs en fait). Ainsi, vous disposez de compétences, que vous pouvez améliorées en dépensant des points d’XP acquis en explorant le monde, remplissant des mini-quêtes etc. En aucun cas elles ne sont réparties en skills majeurs, mineures… Vous orientez donc votre personnage comme bon vous semble, c’est un peu comme si vous modeliez un bloc d’argile pour en faire une statue tout le long de l’aventure et c’est vraiment une approche excellente et nouvelle du RPG, novatrice et plus libre, donc plus  » conforme à la réalité  » : vous n’êtes pas dès le début enfermé dans un carcan du style  » voleur  » et autres, vous décidez de l’évolution et de l’orientation de votre personnage en fonction de ce qui vous arrive . Parallèlement à ces skills, vous acquérez au long du jeu des nano-implants cybernétiques, que vous pourrez vous… implanter(!) à certains endroits, cette opération vous obligeant à choisir entre une des deux fonctions contenues dans l’implant. Vous trouverez ces implants au cours du jeu, de même que leurs améliorations. Les capacités ainsi acquises iront du saut de 20m de haut à la vision à travers les murs, en passant par une cape d’invisibilité. Bien entendu, ces implants consomment de l’énergie (électrique), en quelques sorte votre mana, que vous pourrez recharger à des robots ou bien grâce à vos stocks de cellules bio-électriques. Deus’ se joue comme un Doom-Like en vue subjective, le jeu passant en vue externe, plans de caméras à l’appui lors des nombreux dialogues (son côté aventure) sous titrés comme tout le reste du jeu, les voix étant en VO et excellemment interprétées par ailleurs. Vous disposez d’un inventaire à contenance réduite, ce qui vous empêchera de transporter le lance roquette avec le fusil plasma et le four à micro ondes, pour les casses croûtes improvisés. Vos possibilités d’action sont extrêmement vastes : déplacer et cacher des cadavres, crocheter (ou exploser) des portes, pirater des terminaux de sécurité ou des distributeurs bancaires, chopper la canette de coca qui traîne sur la table, prendre l’extincteur et le vider sur une personne, celle ci toussotant et se cachant les yeux du fait du gaz, ou bien encore jeter un sac poubelle sur un feu, afin qu’il s’enflamme. Je pourrais continuer comme ça pendant des heures, les possibilités d’interaction avec le monde sont énormes (même un poil meilleur que dans Morrowind) et contribue grandement à l’immersion dans ce monde. Les combats sont en tant réel, et se jouent exactement comme dans un Doom-Like, la croix de visée se rétrécissant plus ou moins vite (tire plus précis donc) quand vous visez quelquechose, fonction de votre niveau dans la compétence à laque lle est associé l’arme, à savoir armes de poing/fusils/armes lourdes (rayez la ou les mentions inutiles).A noter qu’il existe aussi des armes blanches, dont des couteaux de lancer… Encore un point excellent : le level-design. L’architecture des niveaux est réfléchie et ça se sent, certains en imposent vraiment. Tout y est logique, donc pas de levier planqué tout seul au fond du niveau pour ouvrir une porte à l’autre bout (cf. Tomb R…) ; on a vraiment l’impression d’évoluer dans un monde cohérent, tout se tient. D’autre part, vous aurez toujours plusieurs solutions pour arriver à vos fins : foncer dans le tas, jouer la carte de la discrétion (les ennemis sont dotés d’ouie et de vue (heureusement !) et vous pourrez les contourner si vous êtes suffisamment discret, ou les assommer pour qu’il face moins de bruit en  » mourrant « , et une troisième et pourquoi pas quatrième ou cinquième alternatives qui tableront sur le dialogue, le chantage, la corruption etc. De ce fait, vous pouvez y aller discretos pour finalement foncer dans le tas ou l’inverse (plus difficile…) ou bien employer d’autres méthodes : pas de lassitude possible donc !! Bon, je ne vais pas m’étendre d’avantage, car il y’a encore matière. Je pourrais vous dire que les armes ont toutes un super feeling, aussi bien auditif que visuel que le maniement, que nombres de surprises vous attendent, que le jeu a une petit côté Matrix (du fait de la tenue vestimentaire du héros, ente autre) qui n’est pas pour déplaire et mille autres choses, mais je ne le ferai pas (en fait si, je viens de la faire un peu, mais juste un peu alors). Bon allez, quelques défauts tout de même : si votre inventaire est plein, que vous voulez transportez un corps et qu’il a des objets sur lui, vous ne pouvez pas, auparavant il faut le vider de ses objets (donc avoir la place suffisante dans son inventaire pour les prendre, quitte à les jeter par la suite) ; le jeu peut s’avérer être un peu sombre dans certaines conditions ; tout se passe de nuit (est-ce un défaut ? pour moi non, ça contribue grandement à l’ambiance de mystères, mais peut-être que certaines personnes n’apprécieront pas) mais voilà bien les seuls que l’on puisse déplorer ! Au fait, pour tout ceux qui sont intéressés, Deus Ex 2 : Invisible War est en préparation et les screenshots viennent d’arriver, fouillez sur le net et vous les trouverez. Allez, la conclusion (dur de résumer tout ça !) : Deus Ex est le croisement réussi du jeu de rôle, du jeu d’action, du jeu d’infiltration et que sais-je encore. Il emprunte à divers genre avec brio, formant un tout bien supérieur à tout ce qui avait été fait auparavant. Ce n’est pourtant ni un RPG, ni un Doom-like, ni un Thief-Like. C’est le précurseur d’un nouveau type de jeu, les  » Deux Ex-like « . C’est un monument du jeu vidéo, au même titre que Picasso a révolutionné la peinture. Splendide et original, loin des univers post-apocalyptique à la Fallout . Ne pas jouer à Deus Ex serait une grave erreur.

PS : si vous connaissez quelqu’un qui a un à priori négatif sur le jeux vidéo (et qui bien sur, n’est pas borné) montrez lui Deus Ex (évitez quand même de charger votre sauvegarde de combat au lance-flammes). J’ai testé et… ça marche plutôt bien ! Si ça ne marche pas, rappelez-vous que tout le monde n’est pas sensible aux belles choses ;). Si si, ça existe de gens qui n’aime pas Deus’, j’en connais…

Graphismes et sons : 4/5
(les musiques sont électroniques sans être artificielles, les graphismes sont un tout petit peu en retrait de ce qui se fait actuellement, d’où le 4 au lieu du 5)

Interface de combat : 5/5
(empruntée avec brio au  » Doom-like « )

Scénario : 5/5
(Impeccablement ficelé et original, les amateurs y reconnaîtront pas mal de références ; il vous tiendra en haleine de nombreuses heures et vous fera réfléchir, entre autres sur le monde actuel, même après avoir fini le jeu ! Une superbe utopie/apologue en quelque sorte)

Jouabilité (fun) : 5/5
(une drogue dure, de laquelle on ne peut se défaire. Tout est réuni pour combler vos attentes de joueur ; un véritable  » jeu de chevet « , un jeu culte qui fera date en de nombreux points)

Deus Ex / Eidos / 2000 (test par Mawwic C’ Baoth)

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Dernier message : 19/04/14 à 13:39

ElBebop: Ajouté du côté des bons plans le week end EA sur GOG. L'intégrale des Ultima pour une dizaine de dollars... ;)

Sergorn: Ouaip les DLCs sont inclus dans le jeu de base - en fait ils faisaient juste télécharger les voix pour faire croire que y avait un "vrai" DLC.

Toub: J'en suis quasi sûr car les 3 DLCs tiennent sur seulement 33 Mo et le jeu original sur plus de 6 Go. Mais bon, pour 4$ de plus...

Sergorn: Je me demande si la version GoG permet aussi d'activer les "DLC" en modifiant l'ini comme le jeu de base. :p C'tarnaque quand même...

Toub: Pardon, c'est 8$ le jeu de base et 12$ avec les 3 DLCs

Toub: Risen 2 débarque sur GOG, et en promo pendant 2 jours: 12$ au lieu de 30$. Achat terminé...

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